"(...) Car dans la tempête du monde, se construire un monde intérieur riche, le plus stable possible, connaître ses ressources, savoir s'aimer, savoir être en lien avec soi-même et les autres, ne pas se laisser définir, ne pas donner au regard de l'autre l'importance qu'il n'a pas, tout cela est une des plus grandes richesses."
Image : Aline de Pétigny - Editions pour penser
Contrairement
à mon père, pour qui l'écriture n'était que "scribouillages"
incompatibles avec un "vrai métier", ma mémé, qui n'avait presque pas pu
faire d'études, m'a toujours soutenue discrètement dans ce projet, et
c'était justice que ce premier texte édité lui soit consacré.
J'ai
écrit ces contes il y a plus de 20 ans, alors que j'étais en pleine
construction de mon identité féminine. Ce fut très intéressant (et
inédit pour moi) de lire un point de vue masculin sur ces écrits,
d'autant que je les trouvais un peu datés, un peu vieillots, un peu trop
littéraires comparés à mon écriture actuelle. Finalement, grâce à cet
article bienveillant et positif, j'ai redécouvert tout l'humour et la
sagesse dont ces contes étaient déjà porteurs, dans une langue plus
tarabiscotée que, plus tard, celle du "Coquelicot ".
Merci à ce lecteur pour sa lecture et son article ! Si vous voulez le lire, il est ici .
Je vous laisse aussi un lien vers le blog de Claude : si vous aimez la lecture
et les livres, nul doute que vous y trouverez votre bonheur et y
passerez à votre tour de longues heures... à lire ! Rien que l'image
d'en-tête donne envie d'y plonger tête la première, vous ne trouvez pas ?
Moi si !
" Le libéralisme économique (...) se révèle comme une idéologie en faillite. Son laisser-faire a déterminé des réussites partielles, mais a provoqué plus d'appauvrissements que d'enrichissements. Sous son égide, la mondialisation, le développement, l'occidentalisation - trois faces du même phénomène - se sont montrés incapables de traiter les problèmes vitaux de l'humanité. (...)
Nous devons prendre conscience que la mondialisation constitue à la fois le meilleur et le pire de ce qui a pu advenir à l'humanité.
Le meilleur, parce que tous les fragments de l'humanité sont pour la première fois devenus interdépendants, qu'ils vivent une communauté de destin qui crée la possibilité d'une Terre-Patrie, laquelle, répétons-le, loin de nier les patries singulières, les engloberait.
Le pire, parce qu'elle a donné le départ à une course effrénée vers des catastrophes en chaîne. L'essor incontrôlé des pouvoirs manipulateurs et destructeurs de la science et de la technique, le déchaînement tous azimuts de l'économie de profit ont engendré la prolifération des armes de destruction massive et la dégradation de la biosphère, cependant qu'aux totalitarismes du XXe siècle ont succédé la tyrannie d'un capitalisme financier qui ne connaît plus de bornes, soumet Etats et peuples à ses spéculations, et le retour de phénomènes de fermeture xénophobe, raciale, ethnique et territoriale. Les ravages conjugués d'une spéculation financière et de fanatismes-manichéismes aveugles amplifient et accélèrent les processus annonciateurs de catastrophes.
Nous devons en même temps prendre conscience que si le développement à l'oeuvre aujourd'hui dispense des prospérités "à l'occidentale" à une fraction des populations du monde, il a aussi produit d'énormes zones de misère et sécrète en soi de gigantesques inégalités.(...)
Ayons conscience du moment dramatique que nous vivons pour l'espèce humaine, de ses ambivalences, de ses risques et périls, mais aussi de ses chances."
Edgar MORIN et Stéphane HESSEL
"Le chemin de l'espérance", 2022
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