Touché

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"Je t'ai vue, de loin, comme une lumière qui me guidait, qui m'appelait, comme si tu avais voulu me dire quelque chose, que j'entendais sans entendre. C'est mon coeur, je crois, que tu as touché ..."

61OXVu1n5yL | Livraisons Littéraires


Ouvrir des rivières dans la montagne

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"Julia se demandait, elle, si, adulte, elle serait ainsi, (...) ayant oublié toutes les possibilités de l'enfance. La magie de la vie, des êtres et des choses. La force qui est en chacun de nous, qu'il faut savoir appeler du plus profond de son coeur pour ouvrir des rivières dans la montagne, des soleils dans l'hiver et des sourires dans les visages les plus tristes." 


Frédéric DOILLON

"Le rosier de Julia"

 

 Coeur de rose - Photo naturelle d'Angeline L.


Expérience

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Roberto Weigand, 1968 | Tutt'Art@ | Pittura * Scultura * Poesia * Musica

Image : Roberto WEIGAND

  

Avec qui d'autre partager cette expérience intime s'il en est ?

Celle qui consiste à mettre en péril son cerveau :

soit ça marche et toutes vos certitudes sont foudroyées.

Soit ça ne marche pas et ce qui vole en éclats,

ce sont vos rêves.

  

Patrick BURENSTEINAS

"Un alchimiste raconte"

 

Paradoxes

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"J'ai souvent pesté : "J'arrête ! Tout ça ne sert à rien, je perds mon temps !", et j'ai juré de ne plus revenir dans mon laboratoire, j'en ai même jeté la clé. Et j'y suis chaque fois retourné. Et je ne regrette rien. Mais j'en avais du boulot à abattre, de la colère à sortir, des scories à purifier, de la sagesse à grignoter, pas à pas, sur le bloc d'impatience dont j'étais fait ! (...).

Qu'est-ce qui a bien pu se passer ce jour-là pour que ça marche ?

Ce jour-là, "j'étais dedans", je ne peux pas mieux dire. C'est toute la différence entre le technicien et l'artiste. Mais à cette époque, je ne le savais pas encore. On peut dire que j'ai eu "le nez creux", autrement dit que j'ai été "bien inspiré" de retirer mon creuset au bon moment. On peut dire aussi que je l'ai senti, que je l'ai su sans savoir pourquoi. Toujours est-il que, ce jour-là, j'ai appris à faire confiance à cette intuition du moment propice. Comme le cuisinier qui sait exactement quand stopper la cuisson. Et aujourd'hui je réussis à coup sûr cette opération, à l'aveugle. Je sais quand il faut arrêter. Je le sais, c'est tout.

On peut parler de confiance (...). Mais il y a autre chose de très particulier et néanmoins essentiel, c'est le rapport à l'attente. Il faut être à la fois disponible à ce que quelque chose advienne, mais sans l'attendre non plus. A la fois engagé dans ce que l'on fait et dégagé d'une attente qui serait une forme de pression. Etre pleinement là mais sans offrir de résistance. C'est beaucoup de paradoxes ! Mais c'est pourquoi on parle de voie initiatique et non pas de cours de chimie.

Aujourd'hui, je suis capable de donner ce conseil à mes élèves, que je ne conaissais pas encore quand j'étais apprenti moi-même, mais j'en ai fait l'expérience petit à petit et cette expérience s'est manifestée :

 

Si on n'attend rien, on trouve tout ;

si on attend quelque chose,

on ne pourra trouver que ce que l'on attend.

 

 

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Vigilance

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"Nous vivons dans une véritable addiction au temps (...). Je crois que plus un pays est industrialisé, plus on y est esclave du temps. Un temps qui morcelle, condamne, contraint, pressurise et juge. S'il est vrai que le temps, comme on dit, c'est de l'argent, alors l'éternité, c'est de l'or  ! (...)

Je ne peux plus courir ou plus exactement, je ne veux plus courir. Dans la rue, les gens marchent souvent beaucoup plus vite que moi. Je me sens dans un décalage d'observation. J'ai l'impression d'être à côté, de n'être pas tout à fait dans le même monde. Dans un état de lenteur qui accroît mon discernement, qui rend chaque instant plus riche, plus dense d'informations, mais moins agité.(...)

Je suis encore plus sensible qu'autrefois au spectacle de mes contemporains piégés dans le temps. Ceux qui répètent : "Je n'ai pas le temps". Et en effet, ils ne l'ont pas, ils en sont les esclaves. Résister au monde agité autour de nous demande une véritable vigilance; cela fait partie de la tentation. Le monde est très sollicitant, on est vite tenté de se mettre au rythme des autres.

Mais attention ! Quand on reprend la cavalcade comme autrefois, arrive toute la cohorte de jugement, d'énervement et de doute. (...) On accepte cette accélération, puis cette petite entorse à nos principes, et puis celle-là, on rogne insidieusement sur sa paix, sans en prendre conscience, et puis, à un moment, on a basculé, c'est fichu, on l'a perdue.

La paix intérieure est un trésor précieux que personne ne vous vole : c'est vous qui la perdez si vous baissez la garde devant vos propres démons. (...) Autrefois, un rien pouvait m'énerver. Aujourd'hui, je vois venir le démon, je lui fais faire trois pas de danse et ça va mieux. Je ne suis toujours pas un saint. Mais aujourd'hui j'ai le temps." 

 

 

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