Essaie encore
"Tu n'as pas réussi à faire de tous les instants de ta vie un miracle. Essaie encore."
Eugène GUILLEVIC

Marc CHAGALL
"Les mariés et le bouquet de fleurs rouges", 1964
"Tu n'as pas réussi à faire de tous les instants de ta vie un miracle. Essaie encore."
Eugène GUILLEVIC

Marc CHAGALL
"Les mariés et le bouquet de fleurs rouges", 1964
Traduction des paroles en italien
Wind from the east is blowing soft over the land
Among the prayers at dawn, and the distant motors grind
We must open up our eyes, get out of bed and hear the call
But still without an answer to it all
We must function, and deliver
Flowing helpless down the stream
On a highway, on a train
We’re ruled by laws of the machine
And when our soul starts singing, we’re taught to never heed the call
Convinced there is no answer to it all
It’s not easy to awake
And in the mirror, to remove
The armor that has gnawed on all that’s pure and good
Standing naked, open hearted
With our backs against the wall
We still don’t have an answer to it all
Where is all the goodness? all the gentle words to speak?
If we listen to our hearts, we lose the game, we’re seen as weak
We are partners, sisters, brothers
No one leads more than the other
Tiny pieces of the answer that we seek
Generations ask the questions
For our children, what remains ?
Will their rivers too be poisoned by the greed and pain
The earth has offered blessings, sun will rise and rain will fall
But we still don’t have an answer to it all
But we can still choose to believe
We haven’t reached the darkest night
And understand that all we need
Are eyes that dare to see the light
Can we bravely gather round
And stand before the metal gate
To release, and to embrace
And clean our hearts of all the hate ?
Our prayers at early dawn will wake compassion from her sleep
For we can only find the answer
When we meet
Music & Lyrics by Yael Deckelbaum
Translation from Hebrew to English: Noa
Guitar & Vocals : Yael Deckelbaum
Drum & Vocals: Noa
Acoustic guitar: Gil Dor
All seasons change
Only love remains
When all else fades
Only love remains
People come and go
Nations rise and fall
And after all
It’s all love
You know
Under the pain
Only love sustains
After it rains
Only love remains
Anger can attack you
Jealousy can trap you
But they’ll pass away
And only love will stay
Weathers come and go
Tides go high and low
And after all
It’s all love
You know
All will be healed
Only love is real
All will be healed
Only love is real
Here I am beside you
Only to remind you
That all will be healed
Cause only love is real
Music & Lyrics by Yael Deckelbaum
Il était une fois, il y a fort longtemps, un vieil homme qui possédait deux montagnes et tirait sa subsistance du bois qu’il coupait pour le vendre aux habitants du village. Son épouse était décédée alors que ses deux fils étaient encore tout petits, aussi les deux enfants durent-ils apprendre à se débrouiller seuls dès leur plus jeune âge. L’aîné des garçons s’appelait Qingshan (littéralement, « montagne verte ») et le cadet, Hongshan (« montagne rouge »). Une fois qu’ils eurent atteint l’adolescence, ils apprirent également à couper du bois. Le vieil homme continua de travailler du matin au soir comme il l’avait fait toute sa vie, jusqu’au jour où il prit conscience qu’il ne lui restait plus très longtemps à vivre. Il légua alors la montagne située à l’est à Qingshan et celle de l’ouest à Hongshan. Malgré les bons rapports entretenus par les deux frères, le vieil homme eut la sagesse de diviser, de son vivant, son héritage en parts égales entre ses fils. Sachant leur avenir désormais assuré, il s’éteignit paisiblement quelques mois plus tard.
La montagne située à l’ouest était recouverte d’une forêt assez dense dont les arbres, une fois coupés, faisaient du bois de chauffage de qualité. Aussi travailleur que son père, Hongshan partait tôt chaque matin couper le bois qu’il vendait aux villageois, et ne rentrait que tard le soir. Bientôt, il commença peu à peu de s’enrichir. Cependant, sur la montagne, les arbres se raréfiaient de jour en jour. Au bout d’environ cinq ans, tous les arbres avaient été abattus et Hongshan se mit alors à planter du maïs sur le versant de la colline. Tout semblait encore aller bien. Mais voilà qu’un jour d’été, une violente averse ravagea la récolte de maïs qui promettait d’être abondante. Acculé, Hongshan n’eut d’autre choix que de se rendre à l’est pour y trouver refuge auprès de son grand frère.
La forêt qui poussait sur la colline orientale était, à l’origine, quelque peu clairsemée, mais Qingshan avait élaboré un plan minutieux pour s’adapter aux conditions locales. Tout d’abord, il abattit certains arbres de piètre qualité qu’il fit sécher au soleil et vendit comme bois de chauffage, avant de les remplacer par de nouveaux plants. Il se mit ensuite à défricher la terre au pied de la montagne où il planta des cultures, et commença également un élevage de bovins et de moutons. Si, les premières années, Qingshan avait du mal à joindre les deux bouts, ses cultures ne subirent presque aucun dommage lorsque l’orage survint, car la végétation de la montagne leur servait de protection idéale. La tempête, une fois passée, laissa ses champs luxuriants, tandis qu’un arc-en-ciel se formait au-dessus de la forêt.
En arrivant chez Qingshan, Honghsan, aussitôt frappé de stupeur à la vue du spectacle qui s’offrait à ses yeux, lui demanda comment il avait réussi à faire de telles merveilles. Passant le bras autour de l’épaule de son petit frère, Qingshan lui répondit avec affection et enthousiasme : « Si tu te contentes de réclamer à la montagne sans la cultiver, tu finiras tôt ou tard par l’épuiser complètement. Il te faut d’abord labourer la terre avant d’en récolter les fruits, et sans jamais en tarir les ressources originelles ; ce n’est qu’ainsi que les montagnes verdoyantes pourront le rester pour toujours. »


Lorsque les villageois virent à quel point l’aspect des montagnes des deux frères différait après l’orage, tous s’exclamèrent : « Tant qu’il y aura Qingshan, on ne craindra pas de manquer de bois de chauffage ! » Plus tard, cette expression devint un proverbe utilisé dans un contexte visant à promouvoir la préservation des ressources naturelles, ce qu’elle demeure à ce jour.
Cependant, peu après son apparition, ce proverbe en vint, par extension, à signifier métaphoriquement « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », une nouvelle acception dont l’usage devint par la suite encore plus courant que le sens d’origine du proverbe.
Source : "Petites histoires chinoises" | Cairn.info - Sciences humaines et sociales
Cette semaine, j'ai découvert un album et, à travers lui, un auteur-illustrateur : "Dragon de feu", de Chen Jiang Hong. Ce qui m'a plu dans ce livre, outre ses images magnifiques, c'est que pour une fois, contrairement au rôle que lui attribue l'imaginaire occidental, le dragon n'apparaît pas un animal cruel, cupide et malfaisant, mais au contraire comme un être sensible et bon, qui va jusqu'à risquer sa vie pour venir en aide aux hommes. Après ma lecture, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur l'auteur et j'ai trouvé cette vidéo sur le site de l'éditeur (Editions L'école des loisirs).
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En savoir plus sur Chen Jiang Hong
En savoir plus sur "Dragon de feu"
Finalement, Chen Jiang Hong ne m'était pas si inconnu... en farfouillant dans ma bibliothèque de travail, j'y ai retrouvé un album de lui dédicacé, cadeau de mon père en 2008 (auf Deutsch, natürlich !) ; entre ses pages se trouvaient aussi 2 petits marque-page en bambou, rapportés de ma mère d'un voyage en Chine encore plus ancien... Y a-t-il vraiment un hasard ? |

