On me demande souvent...

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"On me demande souvent si je pense  à mes lectrices et mes lecteurs en produisant un texte et si cela influe sur ma façon d'écrire. Absolument pas ! J'écris d'abord pour moi sans penser à la façon dont cela sera accueilli. En fait, je crois que je n'écris pas pour être lue. J'écris, et je suis lue. C'est très différent. Il y est question de sincérité du coeur. Si je remplissais des pages entières en imaginant la façon dont elles allaient être reçues et en réfléchissant à l'optimisation de cet accueil pour être aimée, pour vendre plus, ou toute autre raison fallacieuse, je perdrais en authenticité et en loyauté, à la fois envers moi-même et envers les autres. Je m'y refuse. "


 

Agnès Ledig

"Sous l'écorce"

2023

 

Agnès Ledig - livres et romans de l'auteur aux Editions Flammarion

Etapes

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Celui qui a déplacé la montagne, c’est celui qui a commencé par enlever les petites pierres.   
 
Proverbe chinois
  

Photo : Willy Pierre


"Le bleu provient de l’indigo mais le surpasse en intensité"

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 Je crois que Maria Montessori, dont je vous parlais hier, aurait aimé ce conte et ce proverbe chinois, elle pour qui "le maître est l'enfant" !

Au sein de la culture chinoise traditionnelle, le respect des professeurs est un concept très important. Et pourtant, l’expression qui forme le titre de ce texte fait l’éloge de l’élève dont le savoir dépasse celui de son professeur, tout en préservant la dignité de ce dernier. L’histoire vraie qui suit illustre parfaitement le caractère enrichissant de cette relation de maître à disciple. « Le bleu provient de l’indigo mais le surpasse en intensité » est aujourd'hui l’une des expressions les plus courantes du chinois moderne.

"   Il y avait, à la fin de la dynastie des Wei du Nord, un célèbre professeur du nom de Kong Fan, qui était non seulement l’homme le plus érudit de son temps, mais aussi quelqu’un d’une moralité sans faille. Plutôt que de chercher à se faire une réputation en tant que professeur, Kong Fan se consacrait en effet corps et âme à la formation de ses élèves. Or, parmi les nombreux disciples remarquables qu’il comptait se trouvait un prodige nommé Li Mi. À l’âge de treize ans, Li Mi avait déjà lu en entier tous les écrits canoniques relevant de la philosophie, des arts et des sciences, et l’année de ses dix-huit ans, il vint solliciter avec instance l’enseignement de Kong Fan, dans l’espoir d’approfondir sa compréhension des classiques de la littérature, de l’histoire et de la philosophie. Non seulement Li Mi acquit la maîtrise de l’ensemble des connaissances que lui transmit son maître, mais encore, loin de s’en tenir aux règles établies, il lui arrivait souvent de se servir de ce qu’il avait appris pour faire de nouvelles découvertes et d’épuiser un sujet en l’examinant sous tous les angles. En l’espace de quelques années seulement, Kong Fan se rendit compte que Li Mi l’avait déjà surpassé, et il éprouvait une grande satisfaction à l’idée d’avoir un disciple aussi exceptionnel.

Un jour, Kong Fan rencontra une difficulté qui le laissa perplexe, et comme il n’avait personne d’autre à consulter, il décida de demander conseil à son propre élève, Li Mi. Celui-ci avait depuis toujours fait preuve d’un immense respect envers son maître, ce pourquoi il ne sut tout à coup que répondre à cette soudaine sollicitation de sa part. Voyant qu’il avait l’air fort mal à l’aise, Kong Fan s’empressa d’ajouter : « Ce n’est rien, même un sage peut apprendre des autres, alors ne parlons pas de moi ! Quiconque sait quelque chose que j’ignore m’oblige à le prendre pour maître, vous y compris ! » Lorsque la nouvelle se répandit que Kong Fan n’avait pas honte de demander conseil à l’un de ses élèves, tous ses disciples s’en trouvèrent si agréablement surpris qu’ils composèrent une petite chanson visant à célébrer un tel esprit d’humilité. Il en va ainsi :

De l'indigo le bleu procède
Mais l’indigo au bleu sa place cède.
Quoi de constant pour passer maître ?
C’est qu’il vous faut les classiques connaître !   "

 

Mereces...

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Mereces un amor que te quiera despeinada,
incluso con las razones que te levantan de prisa
y con todo y los demonios que no te dejan dormir.

Mereces un amor que te haga sentir segura,
que pueda comerse al mundo si camina de tu mano,
que sienta que tus abrazos van perfectos con su piel.

Mereces un amor que quiera bailar contigo,
que visite el paraíso cada vez que ve tus ojos
y que no se aburra nunca de leer tus expresiones.

Mereces un amor que te escuche cuando cantas,
que te apoye en tus ridículos,
que respete que eres libre,
que te acompañe en tu vuelo,
que no le asuste caer.

Mereces un amor que se lleve las mentiras,
que te traiga la ilusión,
el café y la poesía.

 

 

Tu mérites un amour qui t'aime décoiffée,

avec les raisons qui te font sauter du lit au matin

et  tous les démons qui ne te laissent pas dormir.

 

Tu mérites un amour qui te fasse te sentir en sécurité,

capable de décrocher la lune lors qu’il marche à tes côtés,

qui pense que tes bras sont parfaits pour sa peau.

 

Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi,

qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux,

qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.

 

Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes,

qui te soutient lorsque tu es ridicule,

qui respecte ta liberté,

qui t’accompagne dans ton vol,

qui n’a pas peur de tomber.

 

Tu mérites un amour qui balaye les mensonges

et t’apporte le rêve,

le café et la poésie.

 

Frida KAHLO

 

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