Réalités

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"Un autre livre est venu nourrir mes interrogations : "La vie et l'Âme de la matière", de François Jollivet-Castelot (paru en 1893, donc avant la théorie de la relativité, qui date de 1905). L'auteur s'y présente en tant que "hyperchimiste" et postule que "quelque chose d'impalpable" accompagne la matière.

Sur ce quelque chose, il postule qu'on peut avoir une action et engendrer une réaction. En somme, qu'il y a un esprit qui va avec la matière, et qu'en travaillant avec l'esprit, on observe des conséquences sur la matière. Et l'ouvrage est assorti de recettes, d'expériences à tenter soi-même. C'était tentant !

Ne serait-ce que pour prouver, une fois de plus, que c'était faux.

Sauf que ça fonctionnait...

(...) Aujourd'hui, j'irais encore plus loin : je dirais que le monde rationnel n'est jamais qu'un hasard auquel on s'est habitué (...).

Einstein disait que la force de l'univers la plus difficile à surmonter est l'habitude. A cette époque de ma vie, je crois que j'étais mûr pour changer d'habitude et même de paradigme.

(...) Je le dis autrement à nouveau : on a besoin que cette réalité non ordinaire nous prenne par la main et nous tire vers l'extérieur. On l'invoque, on l'appelle, elle se manifeste, elle nous attrape et puis elle nous tire vers elle... si on ne résiste pas. Et tout le travail de l'alchimiste, c'est de se préparer à ne pas offrir de résistance.  C'est ce que j'ai mis du temps à comprendre." 

 

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Soulever les pierres

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"Plus le temps passait, plus je me posais de questions et moins j'avais de réponses.  C'est cette soif d'apprendre et de comprendre qui m'a mené au creuset. Je n'ai jamais voulu faire de l'alchimie. Je n'ai jamais voulu faire des conférences, je n'ai jamais voulu faire de livres, je n'ai jamais voulu faire de films. Je n'ai jamais eu ces projets, en disant : je vais faire ça. Non, j'ai dit: je veux connaître l'univers. C'était ça, mon projet de vie. Je veux soulever les pierres pour voir ce qu'il y a dessous. C'est tout." 

 Patrick Burensteinas, "Un alchimiste raconte"

 

La vie mettra des pierres sur ton chemin, à toi de décider si tu en ...

Si jamais j'oublie

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 Rappelle-moi le jour et l'année,

Rappelle-moi le temps qu'il faisait

Et si j'ai oublié,

Tu peux me secouer

Et s'il me prend l'envie d' m'en aller,

Enferme-moi et jette la clé

En piqûre de rappel

Dis comment je m'appelle

 

Si jamais j'oublie les nuits que j'ai passées,

Les guitares et les cris,

Rappelle-moi qui je suis,

Pourquoi je suis en vie.

 

Si jamais j'oublie, les jambes à mon cou,

Si un jour je fuis,

Rappelle-moi qui je suis,

Ce que je m'étais promis.

Rappelle-moi mes rêves les plus fous,

Rappelle-moi ces larmes sur mes joues

Et si j'ai oublié

Combien j'aimais chanter…

 

Si jamais j'oublie les nuits que j'ai passées,

Les guitares et les cris,

Rappelle-moi qui je suis,

Pourquoi je suis en vie

Si jamais j'oublie, les jambes à mon cou,

Si un jour je fuis,

Rappelle-moi qui je suis,

Ce que je m'étais promis.

 

ZAZ

 

 

Percez-verrez

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"A nous tous, nous avons construit un gigantesque univers carcéral aux nombreuses pièces plus ou moins confortables. Certains dorment sur la paille du plus sombre cachot; d'autres ont un soupirail ou une fenêtre; mais bien peu ont vu la vraie lumière du jour.

Quand on sait qu'on va rester longtemps dans une prison, on s'y invente des règles. Et puis on décore les murs pour rendre l'incarcération plus agréable. Parmi ces décorations, il y a les dogmes, les croyances ainsi que toutes sortes de thérapies. Des divertissements, aussi, au sens littéral : ce qui nous détourne du chemin. Parce qu'il est plus facile de punaiser aux murs des posters plutôt que de gratter ces murs avec les ongles jusqu'à les percer. "Persévérez !", dit l'alchimiste. Mais ça fait drôlement mal aux doigts d'entamer la matière...

L'alchimiste, c'est celui qui s'est pris un rayon de lumière dans l'oeil et qui, depuis, n'a pas pu le détacher de cet horizon-là. Il a passé la tête par la porte, il a humé un air si pur que plus jamais il ne pourra respirer comme avant. Il sait que le monde commence dehors, dans la vraie lumière.

C'est de l'extérieur que viennent les sauveteurs. Il avait bien entendu de petits bruits, de temps en temps, un lointain "toc, toc"! C'étaient eux. Alors, qu'est-ce qu'on fait quand on ouvre enfin la porte ? On suit ses sauveteurs dehors, enfin libre ? C'est une option. L'autre option, c'est de dire : "Attendez, il y a encore du monde en bas, je retourne les prévenir".

L'alchimiste est celui qui a vu la lumière et qui retourne au cachot pour prévenir tous les prisonniers. Mais comment parler de lumière à ceux qui ne connaissent que l'obscurité ? Les hommes aux yeux scellés ne veulent rien voir ni entendre. Pour les convaincre, l'alchimiste a besoin d'un témoin de cette lumière extraordinaire, celle qui rend heureux. Et ce témoin, ce sera la pierre philosophale. Elle n'est rien d'autre qu'un témoin tangible d'un monde intangible, une preuve dans la matière que l'âme peut s'élever vers un ailleurs où elle trouvera la paix.

Mais ceux qui sont enfermés ne veulent pas forcément sortir. Surtout pas le roi de la prison ! Car il n'est roi que dans l'enceinte de cette prison. Alors il a ses gardiens, qui bouchent les trous en disant : "Non, non, il n'y a rien dehors, il ne faut pas y aller, c'est dangereux !". L'ouverture est en effet pour eux un véritable danger de perdre leurs acquis, car les règles n'ont de valeur que dans la prison. Pire que ça ; dès qu'on change de pièce au sein même de la prison, on change les règles, les anciennes n'ont plus cours. Or, suivre une voie, c'est changer de pièce et cheminer jusqu'à la porte de la dernière pièce.

Quand on quitte une prison, on n'emporte rien avec soi. Ni ses posters qui rendaient la prison plus belle, ni même ses outils qui ont servi à creuser le trou. On n'emporte rien, on laisse tout derrière soi et on chemine nu. On perd ses peaux, comme le pèlerin. On fait l'expérience du fameux lâcher-prise. Alors oui, ça fait peur.

Mais c'est justement ça, le risque : se sentir trop bien dans sa prison. C'est ce que toutes les religions appellent "les tentations" : se faire du bien dans l'immédiat, en oubliant que notre dessein à long terme est d'un bien plus haut vol. Améliorer son incarcération au point que l'on ne songe plus à en sortir (...)

Il ne tient qu'à nous de libérer le prisonnier. (...) Autrement dit, nous n'avons pas à attendre d'un dieu quelconque qu'il sauve les hommes, mais c'est à nous, les hommes, de sauver le dieu prisonnier. Voilà une nouvelle perspective exaltante !

Alors je vous le dis : d'abord, ayez des pensées optimistes ! Et puis arrêtez d'être bien dans la prison, bougez-vous et sortez-en ! (...)

Messieurs dames, par ici la sortie !" 

 

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