"Le silenzio c'est peut-être la plus belle note..."
Encore une pépite... Heureusement qu'il y a PaJu pour réenchanter le monde semaine après semaine, vidéo après vidéo. Moi qui jouais du saxophone au milieu des vaches en accrochant mes partitions aux barbelés du pré pour ne pas gêner mes voisins, j'aurais pu rencontrer Alexandre. Le nombre d'instruments dont cet homme joue, et comment il en joue !! Le duo dans la cave à vins et le concert de didgeridoo dans la chapelle sont juste... écoutez vous-mêmes. Ouvrez grands les yeux et le coeur, aussi !
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Sur la route
Quand je voyage en voiture, je n'écoute en général pas ou peu de chansons, car les paroles captent immédiatement mon attention et me rendent inattentive à la circulation. J'ai déjà du mal à ne pas me laisser distraire de la conduite par toutes les beautés que m'offre le décor : hier par exemple, j'ai pris un virage un peu artistiquement parce que j'étais concentrée sur un morceau d'arc-en-ciel au-dessus des montagnes, et une fois, j'ai raté mon itinéraire à cause d'un envol de pétales de fleurs qui traversait la voie. Sans parler de tout ce qui se passe à l'intérieur de moi en même temps que je roule... Il faudrait peut-être que je demande une voiture avec chauffeur, mais quel chauffeur accepterait de rouler avec une vagabonde imprévisible comme moi ? Bref, j'écoute plutôt de la musique instrumentale, en particulier tsigane. Ce doit être un gène de famille puisque ma belle-soeur surnomme mon frère "le gitan". Un de mes groupes préféré est Bratsch (dont le nom signifie "Frères"). Ils sont mon boosteur de bonne humeur : peu de mes déprimes résistent à leurs interprétations, celle-ci par exemple.
Sur l'album "Correspondances", il y a un rare morceau chanté et en italien que j'aime beaucoup. Il m'a permis de reprendre mes "Lezione in canzone" dont j'avais besoin : j'ai fait beaucoup trop de français ces derniers temps ! Je ne suis jamais triste de rentrer : j'aime partir, j'aime retrouver mon nid. Ce sont deux plaisirs, deux modes de vie complémentaires et différents. De toute façon, je repars début mai... j'ai définitivement l'âme d'une nomade ! J'ai beaucoup voyagé, jeune, avec mon père, et le fait qu'il soit mort l'année de sa retraite sans avoir profité de la vie m'a incitée encore plus à ne pas attendre les vacances ou la retraite pour partir. On ne sait jamais quand on part. Ici aussi, nous sommes de passage... Alors voyageons, chantons, vivons et... soyons "bratsch" ou "fratelli" !
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Ephémère
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Si les nuits d'été on passe des heures à regarder l'ciel À attendre le passage éclair des étoiles filantes C'est que le charme de la vie a un plus beau potentiel Quand les choses sont fragiles et les secondes fuyantes
L'étoile filante ne s'installe pas, elle s'envole et disparaît On l'attend, on l'espère pour un plaisir furtif Il faut saisir l'instant, pas la seconde d'après Les bonheurs les plus intenses sont souvent fugitifs
Le précaire ça génère, l'émotion s'accélère Pour défaire et refaire, laisser faire l'éphémère Pour se sentir vivant loin des routines amères Laisser taire l'ordinaire, laisser faire l'éphémère
Rien n'est jamais fini, jamais figé, jamais éternel C'est juste un prêt la vie, un trait léger de craie dans le ciel Rien n'est jamais perdu, jamais foutu, jamais immobile Y a pas d'avant, pas d'après, rien d'indélébile sur cette Terre Que de l'éphémère
Il ne restera rien de nos livres, de nos rimes, de nos lignes, de nos vies furtives et fragiles On s'en va dans l'abîme, dans le vide mais qui sait, on laissera même un film, un faisceau dans la nuit Il ne restera rien de nos livres, de nos rimes, de nos lignes, de nos vies furtives et fragiles On s'en va dans l'abîme, dans le vide mais qui sait, on laissera même un film, un faisceau dans la nuit
Que de l'éphémère Laisser faire l'éphémère Les jours passent et tout s'efface Les jours passent...
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Grand Corps Malade solo, c'est déjà une merveille... Associé à Ben Mazué et Gaël Faye, ça donne ce petit bijou ! Je crois que je vais m'offrir cet album !
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Expérience
(c) Sylvie PTITSA |
Dans la série "mystères", je n'ai pas que celui de mes émotions musicales à résoudre. Le texte que j'écris en ce moment est non seulement inattendu (je n'ai écrit ni publié aucun livre depuis "Plus seul du tout!" en 2014), mais il ne ressemble à rien que j'aie écrit auparavant. D'abord, il prend la tournure d'un roman, genre auquel je ne me suis jamais essayée, préférant les textes courts. Ensuite, sa structure est très particulière : je suis à la fois créatrice et protagoniste de l'histoire, et ce à différents niveaux.
Que l'inspiration se nourrisse du vécu de l'artiste, d'accord (c'est le cas dans "La belle entente" par exemple). Que la conscience ait plusieurs étages et qu'il soit possible de voyager d'un étage à l'autre (comme dans une tour avec un ascenseur), c'est aussi une évidence et une réalité pour moi depuis plusieurs années. Que des personnages d'une histoire puissent correspondre à différents étages de la tour, j'arrive à aller jusque là. Mais que la fiction engendre la réalité et devienne capable de la transformer ? Ou alors... ce ne serait pas une fiction ?
Il doit me rester des affinités avec la fameuse chercheuse de vérité d'autrefois car l'artiste en moi se sent vraiment perplexe devant l'évolution de son travail. En plus, certains chapitres me viennent avec des connaissances dans des domaines très éloignés de mon expérience de vie. Je ne connais rien à la physique et très peu l'alchimie. Comment est-ce que j'en arrive, dans ce texte, à parler par exemple de la fission de l'atome ? Je me suis réveillée un matin avec ces mots en tête : "fission de l'atome". J'ai cherché sur Wikipédia ce que c'était. Je n'ai rien compris (comme d'habitude en physique). Puis j'ai commencé à écrire et tout s'est articulé logiquement. Et c'est presque toujours ainsi pour ce texte-ci. Je me réveille tôt le matin (enfin, la nuit !), je commence à écrire et le texte me vient presque d'un seul trait. Je ne retouche jamais beaucoup mes textes, mon premier jet est en général le meilleur, mais là... le processus créatif me déroute. Bien, être déroutée doit être le meilleur moyen d'éviter la routine !
Bref, comme ce nouveau texte devient très personnel et intime, j'ai décidé de ne plus le laisser en accès public. Je vais l'utiliser pour faire une expérience. Malgré mes airs perchés, j'ai quand même été une fille rationnelle et cartésienne les 25 premières années de ma vie avant de me faire retourner comme une crêpe. Et j'aime bien passer mes intuitions au crible de l'expérience avant de les valider, histoire de ne pas gober n'importe quelle fantaisie de mon esprit toujours imaginatif.
Donc, je vais crypter ce nouveau texte avec un mot de passe, sans lequel il sera impossible d'ouvrir ses pages.Et de deux choses l'une : Soit il existe vraiment une communication via les plans subtils et le mot de passe sera trouvé. Soit je suis en plein délire et dans ce cas, ce n'est pas la peine de poursuivre ce texte et encore moins de le rendre visible. L'expérience le dira ! |


