Je deviens marraine... d'une prairie !

Rédigé par Sylvie PTITSA 2 commentaires
Classé dans : Actu, Education au respect de l'autre Mots clés : aucun

 

Je deviens marraine... d'une prairie !

Fragment de la couverture de "Plus seul du tout !" (Ed. BoD, 2014)

 

Je suis très proche de la nature. Si vous me suivez ici ou sur Facebook, si vous avez lu mes livres, en particulier "Le coquelicot qui se sentait tout seul" et sa suite, "Plus seul du tout !", où s'expriment des héros à poils, écailles et plumes, vous savez déjà combien la mienne est à leur service. La préservation de l'environnement est présente au quotidien dans mes choix de vie personnels ; elle l'est également dans mes choix professionnels, comme mon partenariat avec la Fondation Le Pal Nature de 2015 à 2020, la coopération avec un éditeur éco-responsable pour la diffusion de mes livres ou la réalisation de tableaux à partir de peintures et tissus recyclés (cliquer sur les liens pour en savoir plus).

 

Je deviens marraine... d'une prairie !

Sylvie PTITSA (2012) - "La vie est bêêêêêêêêêêle !" (vendu) - Cliquez sur l'image pour voir d'autres créations

 

Pourtant, après l'été que nous avons passé, entre sécheresses, inondations et incendies, comme beaucoup de gens probablement, je n'ai cessé de me demander comment faire encore plus, réduire encore davantage mon empreinte carbone et aider la planète à mon humble mesure.

La réponse m'est arrivée à travers le site où j'achète une bonne partie de mes denrées alimentaires. L'exploitation bio dont elles proviennent propose de "parrainer" des parcelles de leurs terres cultivables pour un an :  la parcelle est laissée en jachère et ensemencée de plantes nécessaires à la survie des insectes. Cet îlot de nature "sauvage" offre également un refuge possible aux espèces animales dont l'habitat a été perturbé, dégradé ou...  anéanti.

Je vous laisse l'adresse du site (en allemand) si l'idée vous plaît : c'est ici !

 

Je deviens marraine... d'une prairie !

 

Une petite parcelle de terrain en friche, c'est une goutte d'eau à l'échelle du réchauffement climatique planétaire. Mais c'est mieux que me sentir écoeurée et impuissante... et puis je crois à la légende du colibri qui rappelle que face à un incendie, une petite goutte d'eau peut faire toute la différence.

Je deviens marraine... d'une prairie !

 

Voilà comment et pourquoi je suis devenue marraine d'une prairie allemande !

Et vous ? Quels sont vos engagements pour le vivant ?

(PS : Si vous avez un jardin, les mélanges de prairie fleurie se vendent aussi tout prêts !)

 

Un coucou... du Brésil !

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Actu, Textes de ma plume Mots clés : aucun

Un coucou du Brésil !

                                                                                                                                                                  Photo : www.routard.com

 

 "L'eau douce gouttant sur la pierre dure finit par la percer"

Proverbe brésilien

  

Ce matin, au réveil, j'ai trouvé dans ma boîte le mail suivant :

 

Bonjour Madame Ptitsa,

Je m'appelle Fábio Cordeiro et je suis étudiant de Littérature et Langue française dans l'Université de Brasília, au Brésil.

Cette semestre, je suis inscrit dans une classe de Littérature des Pays Europpene Francophone (pas France), c'est une Matière facultatif. On étudie 3 pays: Luxembourg, Suisse et Belgique. La semaine prochaine je vais présenter un exposé sur une ouvre de un ecrivant de Luxembourgue et mon professeur a choisi votre livre: "Histoires à Grandir Debout".

Donc, je le écrit pour informer que votre travail est connu hors de l'Europe, et pour demandé si vous pouvez envoyer un mesage a les estudiantes de ma classe.

Cordialement,

 

Fabio Cordeiro"

 

Merci pour cette belle surprise à Fabio et à son professeur, à qui je vais bien évidemment répondre ! Je savais que mes livres sont lus au Québec, dans le Maghreb ou dans les Antilles, mais j'étais loin d'imaginer qu'ils avaient franchi aussi les frontières de la francophonie !

 

 

"Parvana"

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Actu, Education au respect de l'autre Mots clés : aucun


Pour la Journée internationale de la Femme, j'ai pris le temps de regarder un DVD que je m'étais offert pour Noël : "Parvana, une enfance en Afghanistan", de Nora Twomey (Prix du public et Prix du jury au festival d'Annecy en 2018).

 


 

 

Le film d'animation réussit le difficile pari d'évoquer le quotidien de la population de Kaboul (et en particulier celui des femmes opprimées par les intégristes) sans rien occulter ou édulcorer de sa dure réalité : les quartiers en ruines, la misère, la peur, les femmes "murées" dans les maisons et sous les burkas, le travail des enfants, la menace des avions au-dessus de la ville, les mines...

Cette dureté est contrebalancée par l'univers onirique de Parvana et de sa famille, qui puisent leur espoir dans les histoires que le père, lecteur et écrivain public emprisonné sur une accusation injuste, leur a transmises, et qu'ils réinventent, seuls ou ensemble, lorsqu'ils ont besoin de trouver le courage de faire face à des situations déchirantes.

En ce sens, en plus de proposer un document d'une magnifique qualité iconographique, mais aussi d'un contenu riche, percutant et précis sur des thèmes de réflexion comme le sexisme,  les droits civiques, le travail des enfants, le mariage forcé, la discrimination... "Parvana" est aussi un émouvant hommage à la puissance de l'imaginaire et aux forces vives qu'il infuse dans l'adversité lorsqu'on réussit à rester en contact avec lui.

Le scénario souligne le rôle essentiel de l'art de conter et de la parole orale en Afghanistan, traditions à la fois unificatrices (car appartenant au patrimoine collectif) et subversives (à travers la liberté d'expression qu'elles véhiculent dans une société muselée).

Je déconseillerais "Parvana" pour de jeunes enfants : le réalisme de certaines scènes (les femmes battues en pleine rue, la violence de la vie en prison, les raids sur Kaboul...) pourrait les choquer, et les thèmes abordés seraient lourds et complexes pour eux.

Cette réserve mise à part, vous l'avez compris, je recommande "Parvana" chaleureusement pour tous les publics ! 


Parvana, une enfance en Afghanistan - Jeune public | Le ...

 

Fil RSS des articles de cette catégorie