Alleghe

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Comme l’année dernière avec ma série « Côte à côte », je profite de la pause estivale pour surfer sur des images qui m'inspirent de petits textes. Une fois de plus, je ne saurais expliquer d'où me viennent les idées : à un moment, une photo « m’appelle », et très vite, en la contemplant, une phrase m'arrive. J’écris la phrase... tout le reste du texte, à peu de choses près, se déroule alors devant moi comme une pelote de fil.

La rédaction de l’article sur les « Katakombenschulen » m’a donné envie de chercher des images du Tyrol du Sud. Est-ce parce qu’il fait chaud ? Du Tyrol, j’ai glissé dans les Dolomites, où j’ai rencontré « ma » photo du jour. Et, après un petit crochet par Wikipedia, voici l’étrange texte qui en a jailli…


John Winder - Photo du village d'Alleghe, Dolomites, Italie


L’été, vous dévalez les pentes de la montagne à skis, tels des fourmis la pente de leur fourmilière, ou vous patinez sur le lac, parmi les cygnes devenus piétons. Mais l’histoire de ce lac, sous les lames tranchantes de vos patins et les bedaines arrondies de vos barques chargées de touristes insouciants, la connaissez-vous ? Laissez-moi vous la raconter, moi qui la connais… 

Le 11 janvier 1771, un glissement de terrain en provenance du Monte Piz, une simple colline bordée par les eaux fougeuses du Cordevole, a balayé le village de Riete, provoquant la mort de 49 personnes. Si la pierre, pour vous, évoque la durée, la stabilité, la montagne n'en est pas moins un corps vivant, soulevé par une respiration intrinsèque, irrégulière, imprévisible... En 1771, bien sûr, la montagne ne faisait l'objet d'aucune surveillance, d'aucun relevé sismique. Certes, elle avait manifesté des tressaillements de roc, des frissons de gravier, mais rien qui laisse présager d'un ébrouement aussi brutal. Tout juste avait-on relevé quelques chutes de pierres, ici et là...

La vallée se retrouva obturée par l'éboulis ; les eaux du Cordevole, bloquées dans leur ruissellement naturel, s'amassèrent en un lac profond qui engloutit l'un après l'autre les villages au fur et à mesure que son niveau montait : d'abord Péron, lotie au fond de la vallée, puis Soracordevole, Sommariva, Costa et Torre... Au total, 208 personnes durent abandonner tous leurs biens, tous leurs souvenirs, aux eaux menaçantes du lac et se chercher, en plein hiver, un autre abri. 

Après deux mois, la vallée commençait à cicatriser ; c'est là qu'un second malheur la frappa, comme si le premier n'avait pas suffi : après un printemps martelé de pluies torrentielles, le 1er mai de la même année, un résidu de terres et de pierres se détacha de la montagne pour percuter le lac, produisant  une immense vague qui rafla le presbytère, une partie de l'église et une poignée de maisons restées debout après le premier accident. Trois nouvelles victimes périrent. Stable, rassurante, sûre, la pierre, vraiment ?... 

Aujourd'hui, grâce à son lac dont le miroir limpide reflète les falaises acérées de la majestueuse Civetta , la commune d'Alleghe est l'une des plus attractives des Dolomites ; des touristes du monde entier s'y pressent et s'y prélassent, été comme hiver. Vous qui patinez ou naviguez sur le lac, faites mémoire des familles qui ont tout laissé sous sa surface ; souvenez-vous que votre joie insouciante d'aujourd'hui vient caresser les deuils d'hier, comme des deuils d'aujourd'hui deviendront, peut-être, consolations et allégresses de demain.

Ainsi passent vos vies, plus éphémères que le filet de fumée d'une chandelle que l'on souffle, tandis qu'au fond de l'eau, parmi les murs éboulés, les toits effondrés, les charpentes vermoulues, nous retenons ce qui fut, nous, les détachées, nous, les migrantes des cimes assimilées aux crevasses lacustres, nous, les gardiennes de la mémoire, nous, les pierres. 


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 Image : juzaphoto.com 

Relax !

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"Quitter sa zone de confort"

 

Cette expression ne m'a jamais parlé.

J'en comprends l'idée, mais le phrasé, à mon avis, n'est pas juste.

Certaines fois des personnes utilisent cette expression, et quand je les questionne, je m'aperçois que la zone dont elles parlent, n'est pas si confortable que ça !

Alors de quoi me parlent-elles ?

De leur confort ? Pas vraiment.

Elles me parlent, non de leur zone de confort, mais de leur zone de connu.

Ce que nous connaissons est quelque part rassurant, même si ce n'est pas confortable !  Bien souvent, une situation, qu'elle soit familiale ou professionnelle, peut ne pas être confortable, voire même vraiment inconfortable, mais elle est connue. On s'est adapté à cette situation, on en connaît les méandres, on en connaît les avantages et les inconvénients et nous avons appris à faire avec. Ce connu, même inconfortable, est rassurant car nous avons l'impression de maîtriser !

Ce n'est donc pas le confort que l'on quitte mais cette idée de maîtrise, de contrôle, de connu.

"Quitter sa zone de connu" est à mes yeux, plus juste comme phrasé.

En disant : il faut que je sorte de ma zone de connu, on a alors conscience que nous allons vers l'inconnu et que cet inconnu peut nous insécuriser.

Ce n'est pas le confort que l'on quitte mais la sécurité, le fait d'être rassuré, en fin de compte... le contrôle.

Ou encore le phraser ainsi : "quitter sa zone de maîtrise, de contrôle" !

La question qui découle de cela est : chercher la rassurance, le confort, dans le contrôle, est-ce une bonne solution ?

 

Je pense vraiment que le contrôle que l'on pense avoir sur sa vie est un leurre.

Tenter de rentrer cela dans l'équation de nos vies est intéressant.

Cela ouvre des portes !

  

Infolettre des Editions pour penser

 https://img.picturequotes.com/2/20/19918/relax-nothing-is-under-control-quote-3.jpg

"Je voudrais parler à mon père"

Rédigé par Sylvie PTITSA 1 commentaire
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Je voudrais oublier le temps
Pour un soupir, pour un instant
Une parenthèse après la course
Et partir où mon cœur me pousse.
Je voudrais retrouver mes traces
Où est ma vie, où est ma place
Et garder l’or de mon passé
Au chaud dans mon jardin secret.

 

Je voudrais passer l’océan
Croiser le vol d’un goéland
Penser à tout ce que j’ai vu
Ou bien aller vers l’inconnu.
Je voudrais décrocher la lune
Je voudrais même sauver la terre
Mais avant tout, je voudrais parler à mon père,
Parler à mon père.

 

Je voudrais choisir un bateau
Pas le plus grand ni le plus beau
Je le remplirais des images
Et des parfums de mes voyages.
Je voudrais freiner pour m’asseoir
Trouver au creux de ma mémoire
Les voix de ceux qui m’ont appris
Qu’il n’y a pas de rêve interdit.

 

Je voudrais trouver les couleurs
Du tableau que j’ai dans le cœur
De ce décor aux lignes pures
Où je vous vois, qui me rassure.
Je voudrais décrocher la lune
Je voudrais même sauver la terre
Mais avant tout, je voudrais parler à mon père,
Parler à mon père.

 

Je voudrais oublier le temps
Pour un soupir, pour un instant
Une parenthèse après la course
Et partir où mon cœur me pousse.
Je voudrais retrouver mes traces
Où est ma vie, où est ma place
Et garder l’or de mon passé
Au chaud dans mon jardin secret.
Je voudrais partir avec toi
Je voudrais rêver avec toi
Toujours chercher l’inaccessible,
Toujours espérer l’impossible.

 

Je voudrais décrocher la lune
Et pourquoi pas sauver la terre
Mais avant tout, je voudrais parler à mon père,
Parler à mon père
Je voudrais parler à mon père
Parler à mon père.


 

 

                                                                             Cher Papa,

 

voilà 8 ans aujourd'hui que tu es parti vivre de l'autre côté. A l'époque, nous ne pouvions pas, ou plus, nous parler. Chaque fois que j'entendais cette chanson (comme par un fait exprès, elle passait partout où j'allais), je versais des litres de larmes. En la réécoutant aujourd'hui, je pleure toujours, mais plus pour les mêmes raisons. Je pleure parce que je réalise que chacun des souhaits qu'elle exprime, je l'ai accompli. Je pleure de gratitude pour ce que la vie m'a permis d'apprendre à travers ta mort. Ne pas perdre de temps. Ne pas oublier mes rêves. Ne pas me décourager. "Partir où mon coeur me pousse", même quand ça semble complètement impossible. Tout ce à quoi tu m'as entraînée de ton vivant ici, avec une rigueur et une exigence quasi martiales. Tu m'as donné un véritable entraînement de ninja ! Grâce à elles, grâce à toi, j'ai pu relever tellement de défis.

 

C'est étrange qu'il nous ait fallu attendre ton départ pour réussir à nous parler vraiment.  Avec ces mots et cette délicatesse que, dans le monde d'ici, tu te refusais à avoir. Ou que, peut-être, personne ne t'avait appris... Tu t'es mené la vie dure et tu nous l'as menée aussi. Comme il aurait été dommage de rester sur cette fausse image de qui tu étais vraiment, derrière le masque...

 

Aujourd'hui, je pense à ceux qui, comme moi à l'époque, pleurent un proche en se disant qu'ils sont passés à côté de leur relation avec lui. Qu'il est parti sans qu'ils puissent se dire les choses importantes, avec les mots ou les gestes du coeur. Je pense à ceux qui n'ont, comme moi, pas pu être aux côtés de l'être cher qui part, dans ses derniers instants. A ceux qui se désolent que tout soit perdu, que le final soit un échec.

 

J'aimerais leur dire, avec toi, qu'en réalité, rien n'est perdu, car rien ne s'arrête. La mort n'emporte rien, elle ouvre une porte que chacun d'entre nous est libre de franchir, ou non, afin d'aller s'entretenir avec ses proches, poursuivre (ou reprendre, comme dans notre cas), le dialogue avec eux. La vie avec eux.

 

Ce n'est pas une question de croyance religieuse en un au-delà, un Paradis ou je ne sais quoi. Je dirais plutôt une "décroyance", une déprogrammation de tout ce que nous pensons connaître de la vie, de la mort... et si ça ne s'arrêtait pas ? Et si ce n'étaient pas deux dimensions séparées ? Et s'il était possible de rester en lien, exactement comme avec une personne qui s'en va vivre à l'étranger et reste en contact avec nous, par-delà les frontières ? Pouvons-nous aller jusque-là ?

 

Le téléphone, le passeport universel existent, pour "l'au-delà" aussi. Ils sont dans notre coeur. Chacun de nous peut les utiliser, même s'il n'y croit pas. Ce qui n'a pu être apaisé, dénoué dans cette vie, peut l'être après. Même bien plus facilement, sans la cuirasse de l'ego. Il n'y a pas de culpabilité, de remords à avoir. La vie continue. Autrement. On peut toujours s'engueuler, même, si ça nous manque. On se réconcilie juste plus vite !

 

Ce qui n'a pas été dit de ce côté du monde peut l'être de l'autre. On peut parler aux "absents", ils nous entendent et nous répondent. Pas avec leurs voix de vivants, bien sûr. Mais d'une façon que nous reconnaîtrons, parce que leur réponse s'accompagnera d'une émotion particulière, au moment où elle nous touchera. On sait, c'est tout. La raison  se rebiffe, rechigne, contredit. Mais au fond de soi, malgré tout son barouf, on sait. On sent.

 

Merci, Papa, de m'avoir appris par ta maladie, puis par ta mort, qu'il est d'autres façons de communiquer, même à distance, que la parole. Merci de m'avoir appris que le réseau de l'amour n'a ni limites, ni frontières, et couvre tout ce qui existe, dans le visible comme dans l'invisible. Merci de m'avoir permis d'expérimenter que, de partout, à n'importe quel moment, quel que soit mon état émotionnel, je peux "parler à mon père"... et à tous les autres.

 

Comme le réseau est perfectionné, je finis d'écrire ce texte, commencé le jour anniversaire de ta mort, à 11h04 : 11 avril, ta date de naissance.


 

Respirer

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Image : Aquarelle de Carl Larsson - www.carllarsson.se

En savoir plus sur Carl Larsson

 

Aujourd’hui, j’ai pris soin de mes plantes. Pas celles de mon jardin, je n’ai pas de jardin privé autour d’une maison à mon nom. Mais comme j’adore les plantes, il y en a beaucoup dans mon appartement, et une fois par an, en plus de leur entretien habituel (arrosage, engrais, rempotage, élimination des feuilles et fleurs séchées etc), je leur offre un soin « personnalisé » : je lave leurs feuilles une par une.

Au fil de l’année, les feuilles s’empoussièrent, et la fine pellicule qui se dépose sur leur surface empêche les plantes de bien respirer. Ces plantes recyclent et assainissent l’air que je respire, ça me semble juste de leur rendre la pareille, de leur permettre de bien respirer, elles aussi.

Pour les feuilles les plus fines, ou très petites, je les passe sous le jet de la douche : je ne suis pas masochiste, non plus ! Pour les autres, je nettoie leurs feuilles avec douceur en passant sur chacune une éponge humide. Mine de rien, ça prend du temps de laver une plante feuille par feuille. Mais justement, c’est ce qui me plaît. Leur donner du temps.

 

Respirer

 

Ca prend du temps d’aimer quelqu’un (ou quelque chose, mais pour moi, les plantes sont des êtres vivants, conscients, même si leur forme de conscience diffère de la nôtre). Ca prend du temps de l’aider à se déployer, à se dépoussiérer, à donner le meilleur de lui-même. Ca peut être l’oeuvre d’une vie. Rien ne me semble plus important que de rendre ce monde respirable.

Aider à respirer. Aider à désencombrer. Quitter cette implacable pesanteur qui voudrait nous faire croire que l’existence est, et doit rester, un fardeau. Qu’on doit vivre courbé sous le poids, la face tournée vers le sol comme en pénitence, avec résignation, au lieu de regarder le soleil en face et de le laisser nous dorer la peau, faire de nous des enluminures. Car je suis persuadée que c’est pour enluminer et illuminer le monde que nous sommes là, pas pour asphyxier dans son absurdité apparente, ni sous son accablante poussière.

Nous sommes venus écrire nos vies sur les grandes pages du monde, et nous sommes libres d’y devenir enluminures ou ratures. C’est notre expérience, notre choix. Souvent, je crois, nous sommes un peu les deux. Nos plumes se prennent dans la fibre de l’existence, trébuchent, font des pâtés, laissent échapper des coulures, des taches. Il n’y a pas lieu de s’en vouloir, de se décourager : nous sommes des apprenants. Nous avons le droit de ne pas y arriver, pas encore... Qu’importe ?

Avant que l’adulte ne lui reproche d’avoir laissé couler l’encre du stylo, la peinture du pinceau, l’enfant ne s’en formalise pas : il s’amuse de cette dégoulinure, l’utilise, la travaille, la recrée, s’en inspire, l’intègre à son oeuvre.

 

Respirer

 

A quel moment avons-nous cessé de transformer nos ratures en enluminures ? A quel moment avons-nous abdiqué notre pouvoir créateur, au nom de « ce qu'on attend de nous, ce qui est correct » ? A quel moment avons-nous appris à écrire sur les lignes, à rentrer dans les cases, sacrifiant au passage notre légèreté de voltige, notre (fr)agilité de funambule ? A quel moment avons-nous cru que prendre sa place sur terre, en adulte responsable, c’était oublier ses rêves et l’immensité des possibles ? A quel moment avons-nous succombé à l’illusion qu’être réaliste, c’était cesser d’être heureux ? Un tel credo me donne des sueurs froides.

 

Respirer

 

Je n’en étais pas consciente au moment où j’ai choisi ce chemin, mais je réalise, avec le recul, que l’écriture a été ma façon de trouver mon équilibre : suivre les lignes, respecter les codes, tout en gardant la liberté de m’en affranchir. Les musiciens improvisent autant qu’ils font des gammes. Dans presque tous les métiers (pas seulement artistiques), on apprend une méthode, un savoir-faire, puis on se les approprie, on les réinvente. C’est ce qui s’est passé, pour ma part, avec l’enseignement.

Rien ne donne plus de sens à ma vie que de ramener celle des autres à l’air libre. S’il y a un vœu, un seul, qui me résume et me définit tout entière, c’est d’être, dans et pour ce monde, une petite minute d’air respirable.

J’aurais pu être pneumologue, secouriste, psychanalyste…ou jardinière ! En écrivant, j’ai l’impression d’être un peu tout cela. Je n’ai pas la prétention de sauver des vies, de libérer des traumas, ou alors, c’est à mon insu. J’essaie simplement d’ouvrir des fenêtres dans des vies confinées, dans des consciences qui respirent mal.

Il ne s’agit pas d’évasion, de fuite hors du réel. Il s’agit de retrouver cet espace vierge, cette page blanche, d’avant notre entrée dans le moule, d’avant notre information (ou déformation ?) matricielle.  Ce lieu où tout était possible. Ce lieu où chaque rature pouvait, et peut toujours, si nous le choisissons, devenir une enluminure.

 

Respirer

J'bats la chamade (réécriture de "Je suis malade" de S. Lama)

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J'bats la chamade

 

 

Je ne doute plus,
Je ne tremble plus,
J’écris pas à pas cette folle histoire
Je suis belle en toi,
Je suis reine en toi,
Je suis comme une flamme qui danse dans le noir
J’ai encore plus envie
De vivre ma vie
Ma vie pétille dans ton regard
J’suis si ardente de vie
Que même mon lit
Se transforme en astre ou en phare
Quand tu es là



J’bats la chamade,
C’est ça, j’bats la chamade

Chaque fois qu’vais t’entendre ou te voir
Et même juste de joie, sans raison notoire

J’bats la chamade,
Parfaitement, la chamade,
T’arrives on ne sait jamais quand,
Tu r’pars on ne sait jamais où
Et peu importe l’heure ou le moment
J’te saute au cou !



Comme à un rocher
Comme à une fusée
Je suis accrochée à toi,
Je suis rassurée,
Je suis émerveillée
Dès que tu me tiens là, entre tes bras
J’te rejoins toutes les nuits

Et depuis mon lit
Avec toi, je voyage partout
Et sur ce bateau
Deux dans une seule peau,
N’importe où, on peut semer

L’ivresse d’être nous

 


J’bats la chamade,
Tralala, la chamade,
Je te sens vivre dans tout mon corps
Et je suis comme un oiseau libre dans ton essor
J’bats la chamade,
Parfaitement, la chamade,
Tu as réveillé tous mes chants,
Tu as libéré tous mes mots,
Tu magnifies tous mes talents
Tu m’envoies plus haut


 

Cet amour éperdu,
Si ça continue,
Révèlera le meilleur de moi
Comme un athanor

Il sécrète son or
Et secrètement
Enluminera...

 

J’bats la chamade,
Parfaitement, la chamade

Chaque fois qu’vais t’entendre ou te voir
Et même juste parce que tu respires, là, quelque part

J’bats la chamade,

C’est ça, j’bats la chamade

Tu as réveillé tous mes chants,
Tu as libéré tous mes mots,

Et j’ai le cœur comme un tam tam chamade,
Tombées, les barricades,
T’entends, j’bats la chamade !


 

 

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