On en parle beaucoup moins que de l'Eurovision adultes, pourtant je trouve que cette petite a un vrai talent et une façon d'interpréter sincère, engagée, qui me rappelle Barbara Pravi. Pas de paillettes, pas de chorégraphie, pas de surjeu ou de d'effets sonores inutiles, vous pouvez l'entendre ici en direct , elle sait vraiment chanter et ne se prend pas pour une starlette ! Bonne chance, Lou !
Un vieux fermier avait pour seule richesse un vieux
cheval grâce auquel il labourait ses champs. Un jour, le cheval s’enfuit
vers les collines.
Ses voisins, qui le prenaient en sympathie, lui
dirent : « Quelle malchance ! » et lui répondit : « Chance ou
malchance, qui peut le dire ? ».
Une semaine plus tard, le cheval revint des collines
avec un troupeau de chevaux sauvages, et les voisins félicitèrent le
fermier pour sa bonne chance.
Il répondit encore :
« Chance ou malchance, qui peut le dire ? »
Puis, lorsque son fils, voulant dompter un des
chevaux sauvages, fit une chute et se brisa la jambe, tout le monde
pensa que c’était une grande malchance.
Le fermier, lui, se contenta de dire :
« Chance ou malchance, qui peut le dire ? »
Quelque semaines plus tard, des soldats de l’armée
entrèrent dans le village et mobilisèrent tous les jeunes gens valides
pour partir en guerre. Quand ils aperçurent le fils du fermier avec sa jambe cassée, ils le dispensèrent du service.
Était-ce de la chance ? De la malchance ? Qui peut le dire ?
Tout ce qui, à première vue, semble un mal peut, en fait, être un bien déguisé.
Et tout ce, qui à première vue, semble un bien, peut en réalité être un mal.
Même quand on croit savoir, des surprises sont là pour nous dire : tout peut changer, varier, tourner, d’un instant à l’autre.
La vie est étonnamment mouvante… elle est é-mouvante !
Ce
qui peut paraître une bonne chose peut se révéler être plus un problème
qu’une solution, et d’un autre côté ce qui peut paraître un vrai
problème peut se révéler une bénédiction.
Une
amie me racontait que le jour de son mariage, en sortant de l’église,
leur voiture n’était plus là. Enlevée par la fourrière.
Son désormais mari était très en colère, fulminant, vexé d’avoir à payer, vexé d’être en retard sur leur programme.
Une
fois la voiture récupérée, sur la route, un gros ralentissement dû à un
accident important s’étant passé une heure auparavant.
Mon amie fait remarquer à son mari :
"Tu
comprends pourquoi c’est certainement une chance que notre voiture ait
été enlevée par la fourrière ?
Si nous avions été à l’heure nous aurions
sans doute été dans cet accident."
Elle ne saura jamais si effectivement ils auraient été pris dans cet accident. Mais…
Un ami très cher à mon cœur vient de perdre son travail qu’il aimait beaucoup.
Il est peiné de n’avoir pas su le garder. Il s’en veut.
Ma première réaction quand je l’ai appris a été d’être vraiment très triste pour lui.
Puis j’ai réfléchi et j’ai vu qu’en fin de compte c’était une chance pour lui.
(Je ne vous raconterai pas ici le pourquoi c’est une chance, mais c’est vraiment une chance.)
La
vie l’a protégé. Et il le sait. Bien sûr il reste l’amertume, la
tristesse, le sentiment de culpabilité.
Mais à côté de ça, il y a ce
cadeau étonnant de la vie : il a perdu son boulot !
J’aime toujours trouver un sens à ce que je vis.
Bien sûr, on peut se dire que je me raconte des histoires, c’est vrai.
Mais je préfère me raconter ces histoires et imaginer les clins d’œil de la vie plutôt que de penser que rien n’a de sens…
Et la vie m’a prouvé pas mal de fois qu’elle prenait soin de moi.
Quand
il y a ainsi des mauvaises surprises, une fois ce sentiment d’amertume
passé, je regarde le cadeau caché.
Car je le sais, immanquablement il y
en a un.
Ou bien je vais m’en inventer pour mieux aborder la suite, plus
légère.
Il automne à pas furtifs Il automne à pas feutrés Il automne à pas craquants Sous un ciel pourpre et doré Sur les jardins dénudés Se reflètent en transparence Les brumes d'automne rouillées Rouillées Dans la forêt de tes cheveux Aux senteurs de poivres mêlés Et sur nos nuits de mi-Novembre Il automne miraculeux Il automne miraculeux
Il automne, il automne Il automne des chrysanthèmes Sur leurs deux cœurs endeuillés Il automne des sanglots longs Sous un ciel gris délavé Et de la gare au cimetière Où ils reviennent chaque année De banc de bois en banc de pierre Et jusqu'à la dernière allée On les voit d'escale en escale Qui n'en peuvent plus d'être vieux Sur ce chemin de leur calvaire Qu'ils refont depuis tant des années Il automne désespéré Il automne désespéré
Il automne, il automne Il automne des pommes rouges Sur des cahiers d'écoliers Il automne des châtaignes Aux poches de leur tablier Regarde les mésanges En haut du grand marronnier Il y a des rouges-gorges Au jardin de Batignolles Et les enfants de Novembre Croient que sont venus du ciel Ces petits oiseaux de plumes Echappés d'un arc-en-ciel Pour les enfants de Novembre Qui ramènent, émerveillés Un peu de l'automne rousse Au fond de leur tablier Il automne le paradis Bien plus beau que le paradis
Il automne, il automne Il automne à pas furtifs À pas feutrés À pas craquants Et, sur nos nuits de mi-novembre Il automne miraculeux Miraculeux, mon amour