I don't want my past to keep holding us back from our future If I don't risk everything now, I know I'm gonna lose you From strangers to lovers to strangers again, it would kill me Yeah, I'm trying, I'm trying when you make it look so damn easy
(It's a sign of the times) a part of me knows (And a part of me don't) how it all folds (How the story unfolds) I'm damned if I don't I wanna have all of you, I don't know what to do
Half of me, half of me Wants to give you all of me, all of me The other wants to run away, far away I can't love you just to lose you
Half of me, half of me Knows if I give you all of me, all of me Then nothing will be left of me, can't you see? I can't love you just to lose you
You get what you give, so it's time you got back what you're given But I live my life on the fence without ever committing Wish forever was something we could sign, but who am I kidding? I wanna have all of you, I don't know what to do
Half of me, half of me Wants to give you all of me, all of me The other wants to run away, far away I can't love you just to lose you
Half of me, half of me Knows if I give you all of me, all of me Then nothing will be left of me, can't you see? I can't love you just to lose you
Half of me wants to give all of me Half of me wants me to run away Half of me wants to give all of me Half of me wants me to run away
(Half of me) I wanna give you (all of me) You've only seen (half of me)
Auteurs-compositeurs : Kian Sang, Karl Ivert, Kristofer Greczula, Andreas Werling.
"Ma candeur n'a pas plus résisté aux années que mes taches de rousseur. J'ai lutté quelque temps, mais le constat est implacable : je ne peux plus blairer les gens. Ceux qui ne répondent pas aux bonjours, ceux qui ne mettent pas le clignotant, ceux qui mâchent la bouche ouverte, ceux qui croient que l'accoudoir dans le train est leur propriété exclusive, ceux qui écoutent les vidéos sans oreillette dans la salle d'attente, ceux qui grillent la priorité et roulent ensuite à deux à l'heure, ceux qui ne disent pas merci quand on leur tient la porte, ceux qui ne tiennent pas la porte, ceux qui se précipitent pour passer devant les autres quand une nouvelle caisse s'ouvre, ceux qui fument le cigare en terrasse, ceux qui palpent toutes les tomates avant de les reposer, ceux qui marchent lentement au milieu du trottoir en rangée de trois comme s'ils étaient Moïse, ceux qui disent "je dis ça, je dis rien", ceux qui font semblant d'écouter pour finalement couper la parole avec un "moi je". "
« Notre tâche d’homme est de trouver les
quelques formules qui apaiseront l’angoisse infinie des âmes libres.
Nous avons à recoudre ce qui est déchiré, à rendre la justice imaginable
dans un monde si évidemment injuste, le bonheur significatif pour des
peuples empoisonnés par le malheur du siècle. Naturellement, c’est une
tâche surhumaine. Mais on appelle surhumaines les tâches que les hommes
mettent longtemps à accomplir, voilà tout. Sachons donc ce que nous
voulons, restons ferme sur l’esprit, même si la force prend pour nous
séduire le visage d’une idée ou du confort. La première chose est de ne
pas désespérer. N’écoutons pas trop ceux qui crient à la fin du monde.
Les civilisations ne meurent pas si aisément et même si ce monde devait
crouler, ce serait après d’autres. Il est bien vrai que nous sommes dans
une époque tragique. Mais trop de gens confondent le tragique et le
désespoir. « Le tragique, disait Lawrence, devrait être comme un grand
coup de pied donné au malheur. » Voilà une pensée saine et
immédiatement applicable. Il y a beaucoup de choses aujourd’hui qui
méritent ce coup de pied. »
Je venais de poser mon stylo et de fermer les paupières
Je pensais éteindre mon cerveau en éteignant la lumière
Mais mon stylo et mon cerveau se sont vite réunis
Ils me conseillent de me relever car j’en ai pas encore fini
J’en ai pas encore fini avec le texte du jour
J’ai des rimes plein les joues qui valent peut-être le détour
Alors je me relève cette nuit, demain, après-demain
Avec l’expérience d’un daron et l’enthousiasme d’un gamin
J’en ai pas encore fini avec l’envie d’écrire
Car quand le monde va trop vite, y a que ça qui m’aide à ralentir
Quand mon cerveau constate, c’est mon stylo qui comprend
Qui sait prendre du recul, noircir la page en m’éclairant
Mes textes savent lire en moi, même dans les moments de brouillard
Et chaque phrase est une lampe-torche sur ce que je n’ose pas voir
J’écris pour compenser l’impuissance de voir ce qui brûle autour
Pour contrer nos silences face à ceux qui crient au secours
J’écris enfin et surtout pour partager nos chairs de poule
Pour que nos solitudes se reconnaissent au milieu de la foule
Que nos émotions fassent équipe, plein de sourires interactifs
Et que la scène devienne un grand battement de cœur collectif
J’en ai pas encore fini avec la nostalgie
La fiancée des bons souvenirs qu’on éclaire à la bougie
Face à tout ce bonheur passé, j’essaie de pas rester spectateur
Et je me bats comme un taré pour que l’avenir soit à la hauteur
J’en ai pas encore fini avec mes combats silencieux
Ceux qui se cachent derrière les sourires et les projets ambitieux
Ceux qui me répètent heure par heure que Grand Corps Malade
C’est pas juste un nom d’artiste mais des galères en cascade
Y’a des souffrances qu’on partage, et souvent je tends la main
Mais y’a des blessures égoïstes et des épreuves sans témoin
Alors je fais le dos rond, je m’endurcis, je me rassure
Et je serre tellement les dents que mes silences ont des morsures
Mais j’en ai pas encore fini avec ce putain d’optimisme
Il me colle à la peau même dans les moments les plus tristes
Mon optimisme est mal élevé, il ouvre tout le temps sa gueule
Dans chacun de mes albums, il veut être le premier single
Mon optimisme me rattrape, souvent là pour compenser
Il dévie les chemins tracés et les destins qu’on pensait
Quand je ne vois que les murs gris pendant les jours pluvieux
Mon optimisme m’interpelle et me dit : « attends, regarde mieux »
Alors je vois des vies cachées, des œuvres d’art, des arcs en ciel
Derrière tout l’ordinaire, j’arrive à voir le potentiel
Ça fait tellement longtemps que j’ai choisi d’y croire
Que mes espoirs ont pris racine et font pousser des fleurs bizarres
J’en ai pas encore fini avec l’envie de dire merci
Ce mot qui paye pas de mine et qui crée des éclaircies
J’en offre avec franchise aux inconnus et aux proches
En merci je suis pas radin, j’en ai toujours plein les poches
Dire merci fait des miracles, la gratitude est un pouvoir
Si tu ne le savais pas, essaye un peu juste pour voir
Ça ouvre des portes et des sourires, pendant deux secondes ou six mois
Et quand tu le vérifieras, n’hésite pas, remercie-moi
J’en ai pas encore fini avec l’envie de faire des vannes
Dans les soirées, les enterrements, dans les joies et les drames
Ce petit diable sur mon épaule qui me souffle des conneries
Depuis longtemps je fais attention, je répète pas tout ce qu’il me dit
J’en ai pas fini avec l’amour et le privilège d’être amoureux
Pour donner du sens à la vie, c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux
Alors j’aime sans compter, sans prévoir, à l’air libre
C’est le seul vertige qui m’aide à garder l’équilibre
J’en ai pas encore fini avec l’envie de comprendre
Avec l’envie d’apprendre, avec l’envie d’entreprendre
J’en ai pas encore fini avec l’envie tout court
Tant qu’elle frappe dans ma poitrine, je me dis c’est encore mon tour
L’envie de lancer des projets, c’est une envie qui répare
Et qui transforme tous les parcours de vie en ligne de départ
L’envie de prendre des risques, d’essayer comme un crève la faim
J’en ai pas encore fini, j’en aurai pas encore fini même à la fin