Ô lumineux matin

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun


Ô lumineux matin, jeunesse des journées,
Matin d’or, bourdonnant et vif comme un frelon,
Qui piques chaudement la nature, étonnée
De te revoir après un temps de nuit si long.

Matin, fête de l’herbe et des bonnes rosées,
Rire du vent agile, œil du jour curieux,
Qui regardes les fleurs, par la nuit reposées
Dans les buissons luisants s’ouvrir comme des yeux.

Heure de bel espoir qui s’ébat dans l’air vierge
Emmêlant les vapeurs, les souffles, les rayons
Où les coteaux herbeux, d’où l’aube blanche émerge,
Sous les trèfles touffus font chanter leurs grillons.

Belle heure, où tout mouillé d’avoir bu l’eau vivante,
Le frissonnant soleil que la mer a baigné
Éveille brusquement dans les branches mouvantes
Le piaillement joyeux des oiseaux matiniers,

Instant salubre et clair, ô fraîche renaissance,
Gai divertissement des guêpes sur le thym,
— Tu écartes la mort, les ombres, le silence,
L’orage, la fatigue et la peur, cher matin…


Anna de Noailles

"Le Cœur innombrable"


Inextinguible

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun


Beau est Le monde malgré la nuit
secrète ta propre lumière
intense
Malgré l’opacité
du silence
Il y aura toujours
éphémère
cette chance
de se nourrir d’espérance
Ni la démence ni le sang
avec leur laideur et leurs transes
n’éteindront le chant
de l’oiseau
au soleil levant

                                                 Kamal ZERDOUMI

                 

Half of me

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun


I don't want my past to keep holding us back from our future
If I don't risk everything now, I know I'm gonna lose you
From strangers to lovers to strangers again, it would kill me
Yeah, I'm trying, I'm trying when you make it look so damn easy
(It's a sign of the times) a part of me knows
(And a part of me don't) how it all folds
(How the story unfolds) I'm damned if I don't
I wanna have all of you, I don't know what to do
Half of me, half of me
Wants to give you all of me, all of me
The other wants to run away, far away
I can't love you just to lose you
Half of me, half of me
Knows if I give you all of me, all of me
Then nothing will be left of me, can't you see?
I can't love you just to lose you
You get what you give, so it's time you got back what you're given
But I live my life on the fence without ever committing
Wish forever was something we could sign, but who am I kidding?
I wanna have all of you, I don't know what to do
Half of me, half of me
Wants to give you all of me, all of me
The other wants to run away, far away
I can't love you just to lose you
Half of me, half of me
Knows if I give you all of me, all of me
Then nothing will be left of me, can't you see?
I can't love you just to lose you
Half of me wants to give all of me
Half of me wants me to run away
Half of me wants to give all of me
Half of me wants me to run away
(Half of me)
I wanna give you (all of me)
You've only seen (half of me)



Auteurs-compositeurs : Kian Sang, Karl Ivert, Kristofer Greczula, Andreas Werling.
Interprètes : Greczula et The Real Group



Atrabilaire

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun

"Ma candeur n'a pas plus résisté aux années que mes taches de rousseur. J'ai lutté quelque temps, mais le constat est implacable : je ne peux plus blairer les gens. Ceux qui ne répondent pas aux bonjours, ceux qui ne mettent pas le clignotant, ceux qui mâchent la bouche ouverte, ceux qui croient que l'accoudoir dans le train est leur propriété exclusive, ceux qui écoutent les vidéos sans oreillette dans la salle d'attente, ceux qui grillent la priorité et roulent ensuite à deux à l'heure, ceux qui ne disent pas merci quand on leur tient la porte, ceux qui ne tiennent pas la porte, ceux qui se précipitent pour passer devant les autres quand une nouvelle caisse s'ouvre, ceux qui fument le cigare en terrasse, ceux qui palpent toutes les tomates avant de les reposer, ceux qui marchent lentement au milieu du trottoir en rangée de trois comme s'ils étaient Moïse, ceux qui disent "je dis ça, je dis rien", ceux qui font semblant d'écouter pour finalement couper la parole avec un "moi je". "

Virginie GRIMALDI
"D'autres printemps"

Crépuscule

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun

"Le paradis, c'est d'être assis à la terrasse un soir d'été et d'écouter le silence."

                                                                                                                          Alec GUINESS
Fil RSS des articles de cette catégorie