Le vieux-vieux monsieur du 33e étage

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Dans ce monde étrange qu’est le nôtre aujourd’hui, il est bon d’avoir en mémoire et en conscience que les bonnes nouvelles, les bonnes choses, existent, qu’elles ne sont pas rares, elles sont simplement invisibilisées.

Elles sont autour de nous, elles sont un peu partout si on sait regarder, écouter et accorder de l’attention aux événements, elles sont sans aucun éclat médiatique mais riche d’un véritable éclat humain.  

Le vieux vieux monsieur du 33 ème étage le sait bien.

C’est pour cela qu’il découpe dans les journaux les quelques lignes relatant de belles nouvelles. Il les garde précieusement dans une malle comme on garde des confitures pour l’hiver. Cet homme qui sait regarder le monde de sa fenêtre voit la joie s’étioler, mise durement à l’épreuve par les mauvaises nouvelles toujours à l’honneur dans les médias.

Alors lui, cet homme du haut de son 33ème étage, utilise le contre pouvoir contenu dans sa malle. Car oui, les belles choses non valorisées qui se passent autour de nous sont un véritable contre-pouvoir dont il faut nous saisir, les mettre en avant, en joie, en vie.

Et ça c’est de l’amour !

Infolettre des Editions pour penser





L'éléphant et l'oiseau (conte de l'Inde)

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
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C'était un arbre majestueux. Il étalait ses branches au milieu de la jungle. Au sommet, un oiseau avait fait son nid et bientôt des oisillons étaient nés. 
Un éléphant vint à passer. Il aimait bien se gratter le dos : il s'approcha de l'arbre et se mit à se frotter vigoureusement contre le tronc. L'arbre entier remua et craqua. Dans leur nid, les oisillons, terriblement secoués, furent pris de peur : ils se blottirent près de leur maman.
« Ohé ! grand maître de la jungle, il y a assez d'arbres autour de vous ! Ne secouez pas celui-ci. Mes petits enfants ont peur. Ils peuvent tomber du nid et se briser les os. » 
L'éléphant ne daigna pas répondre. Il fixa l'oiseau de son œil minuscule, battit l'air de ses oreilles géantes et s'en alla. 
Le lendemain, il revint et se gratta de plus belle au tronc de l'arbre. 
Les petits oiseaux effrayés se blottirent à nouveau contre l'aile maternelle. La mère était très en colère.
« Je vous défends de secouer cet arbre, cria-t-elle, ou je vous punirai !
- Toi, misérable créature de rien du tout ! tonna l'éléphant. Que pourrais-tu contre un colosse de ma taille ? Si je voulais, je jetterais cet arbre à bas, et ton nid en même temps! »
La mère oiseau ne répondit rien. 
Le troisième jour, l'éléphant revint se gratter contre le tronc de l'arbre. 
Rapide comme l'éclair, d'un seul coup d'aile, la mère entra dans son immense oreille. Une fois là, elle le chatouilla et le griffa à coups de patte. L'éléphant avait beau secouer la tête, rien n'y faisait. Alors il supplia l'oiseau de sortir. 
« Moi aussi, je t'ai prié de ne pas faire peur à mes petits », répondit la mère. 
L'éléphant hurlait, brandissait sa trompe, courait comme un fou à travers la jungle. 
Enfin, complètement épuisé, il s'écroula. 
L'oiseau quitta alors l'oreille et retourna dans son nid, auprès de ses enfants. 
Et jamais plus l'éléphant ne revint en ce lieu pour se gratter le dos.


Atelier d'écriture : mots et images de l'Inde

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Pour cet atelier, il fallait imaginer un texte d'après une image et un mot (en gras dans le texte) tirés au sort. Voir le contenu détaillé de l'atelier

Bravo aux 4e, 5e et 6e année de la classe de Joséphine Cutaia à l'école Montessori de Strassen (Luxembourg), et merci à Fabienne B. pour ses photos ! 

 


« La fête des épices », par Dunja

Les femmes du village s’étaient réunies devant un temple pour préparer Holi, la fête des couleurs, qu’on célèbre chaque année au printemps. On jette partout des poudres de couleur :  le vert pour l'harmonie, l'orange pour l'optimisme, le bleu pour la vitalité, le rouge pour la joie et l'amour. Il faut des épices pour préparer ces poudres colorées, alors les femmes sont allées en chercher. Mais quand elles sont arrivées au marché, elles ont eu un choc : un troupeau d’éléphants était survenu en courant et ils avaient aspiré toutes les épices ! Tout le monde était inquiet et se demandait quoi faire. Comment pourraient-ils fêter Holi sans épices colorées ? Soudain, les femmes ont eu une idée : elles sont allées chercher des plumes et elles ont chatouillé la trompe des éléphants. Les animaux, très chatouilleux, ont commencé à éternuer et… ils ont recraché les précieuses épices ! « Bravo ! », s’est réjoui tout le monde. Ils pouvaient enfin fêter Holi. Tous les villageois étaient heureux. Même les éléphants, car ils n’ont pas été punis !

Morale : une petite idée peut venir à bout d’une grande catastrophe !




« La maison hantée », par Jack

Il était une fois un homme très pauvre. Un jour, il passa devant une magnifique maison en pierre rouge. Sa porte était ouverte, mais personne n’y entrait jamais, car on disait qu’elle était hantée. L’homme avait peur, mais il pensa qu’il devait absolument y aller parce qu’il avait faim. Dans cette riche demeure, il trouverait sûrement de quoi manger ! Il poussa la porte en tremblant. « Na… namasté !, murmura-t-il en claquant des dents. Il y a quelqu’un ?... ». Oui, il y avait quelqu’un :  la première chose qu’il trouva, ce furent des mygales et des serpents ! Il était mort de peur. Soudain, face à lui, il aperçut une ombre terrifiante. Mais en fait… c’était seulement la sienne !!

Morale : Il ne faut pas croire tout ce que raconte l’imagination : ni celle des autres, ni la sienne !

 


 

« L’éléphant indomptable », par Manuel

Il était une fois, dans un village de l’Inde, un éléphant. Mais cet éléphant n’était pas comme les autres : il était très féroce et difficile à calmer. Les habitants en avaient tous très peur. Le chef du pays avait même promis une prime à celui qui pourrait le faire tenir tranquille : en récompense, il recevrait beaucoup d’argent ! La prime attirait beaucoup de monde, mais personne n’avait encore réussi pour le moment. Alors, un professeur spécialiste du dressage d’éléphants décida de recruter des enfants qui voulaient tenter leur chance. Après avoir réuni les volontaires, il leur apprit tout ce qu’il savait. Quand les élèves furent prêts, ils décidèrent d’essayer tous ensemble de calmer l’éléphant. Après une semaine d’efforts, ils avaient réussi ! Les enfants se partagèrent la récompense et tout le village fut heureux… l’éléphant aussi.

Morale : Là où un fort échoue, plusieurs petits malins peuvent réussir !


 


« Le secret du Taj Mahal », par Joé

On entendait, dans la ville d’Agra, une terrible nouvelle : il y aurait une bombe sous le Taj Mahal ! Un homme qui se faisait appeler « Octopus » voulait aller la désamorcer. Mais pour cela, il fallait qu’il la trouve… Il la chercha pendant plus de six heures. Il finit par la trouver et partit en pensant qu’il avait réussi. Il rentra chez lui à 35 km de là. Malheureusement, il s’était trompé : la bombe explosa, faisant de nombreux morts. Ainsi disparut l’un des plus beaux monuments de l’Inde.

Morale : une petite erreur peut causer une grande catastrophe !




« Le temple du Tigre », par Elliott

Il y a très longtemps vivait un tigre. Un temple lui appartenait. Mais un jour, des chasseurs voulurent l’attraper ! Ils lui tirèrent dessus. Le tigre courut pour sauver sa vie. Il essaya de trouver son maître, qui vivait de l’autre côté du temple, afin qu’il dise aux chasseurs qu’il était un tigre sans danger pour les humains. Enfin, il le trouva. Le maître l’aida en expliquant aux chasseurs que le tigre était apprivoisé. Les chasseurs partirent et le tigre fut sauvé !

Morale : Même dans une situation désespérée, il faut garder espoir !

 



« Le meurtre de la vache sacrée », par Sebastian

Une vache vit paisiblement dans la ville de New Delhi. Mais un matin, la vache est trouvée morte ! Un policier décide de la venger. Pendant deux mois, il voyage dans tout le pays sans pouvoir trouver le coupable. Un jour, alors qu’il est en train de revenir au commissariat, il croise quelqu’un avec un T-shirt qui porte l’inscription : « A mort les vaches sacrées ! ». Le policier veut l’interroger, mais l’inconnu s’enfuit. Ce que le policier ne sait pas, c’est que cet homme n’est qu’un complice du vrai coupable, qui essaie de le mettre sur une fausse piste ! Comme le policier ne sait pas où chercher, il demande à tous ses collègues de New Delhi de l’aider à retrouver le coupable du meurtre. Un jour, l’un d’eux finit par trouver la base secrète des assassins de vaches sacrées. Ils sont arrêtés, jugés et envoyés en prison jusqu’à la fin de leur vie. A New Delhi, les vaches et les hommes vivent de nouveau en paix !

Morale : Faire une vacherie à une vache sacrée , c’est risqué !




« Le sari ensorcelé », par Emilien

Des femmes en sari vont au puits, quand tout à coup, elles voient une femme en sari noir. Cette femme en noir touche toutes les autres, et aussitôt, elles se retrouvent de l’autre côté du monde : en Colombie ! Elles doivent faire un très long voyage pour rentrer en Inde et se font arrêter en chemin car elles n’ont pas de papiers. Une fois sorties de prison et revenues chez elles avec l’aide de leur famille, elles se promettent de retrouver la femme en noir et de se venger. On ne sait pas si la maléfique Indienne en sari noir est encore en liberté !

Morale : Si les chats noirs portent malheur, les saris noirs aussi !

 


« L’éléphant héros du Rajasthan », par Ingrid

Il était une fois, au Rajasthan, un éléphant que l’on chassait. Un jour, il se promenait dans la forêt, caché parmi les arbres. Il cherchait un endroit pour se reposer quand il entendit des cris. Il se précipita vers la source du son. Dans une maison proche de la forêt, il vit alors une jeune fille en danger : son balcon s’était cassé et elle se balançait au-dessus du vide. Elle ne tiendrait pas longtemps ! L’éléphant courut vers elle et la rattrapa avec sa trompe au moment où elle allait tomber.

« Ouf !, lui dit la jeune fille, merci beaucoup de m’avoir sauvée. Je m’appelle Pria, et toi ?

-Je m’appelle Norbert », répondit l’éléphant (qui, en plus d’être héroïque, savait parler.)

Depuis ce jour, plus personne ne chasse Norbert : il est devenu une curiosité de la ville et tous les touristes veulent le rencontrer ! Quand il a besoin d’être tranquille, Pria le cache dans son grand jardin.

Morale : Le plus détesté peut devenir le plus aimé !


 


« Le jasmin qui aimait la musique », par Octave

Un musicien jouait de la musique pour un jasmin. Tous deux étaient heureux. Mais un jour, le musicien ne vint pas : il s’était perdu en ville. Le jasmin était très triste. Puis il eut une idée : il répandit son parfum dans toute la ville. Guidé par la merveilleuse odeur, le musicien retrouva son chemin. Ensuite, il construisit sa maison à côté du jasmin.

Morale : Rien ne peut séparer de vrais amis.



Voldemort

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Si j'avais une seule chose à dire
Si, d'une seule chose, je pouvais te prévenir
Pas pour que tu deviennes parano
Ni même que tu changes ce qui va se produire
Mais pour que tu mettes pas des années
À comprendre que dans un combat
Quelquefois celui qui gagne
C'est celui qui baisse les bras
Ça va te sembler un peu amer
Et tu me diras d'aller me faire voir
C'est le syndrome du Titanic
On ne voit que ce qu'on a envie de voir
Mais depuis quelques temps je réalise
Et ça me glace le sang et tout le corps
Qu'on a pas toutes un prince charmant
Mais qu'on a toutes un Voldemort
Un mec qu'on appelle qui tu sais
Mais dont on ne prononcera pas le nom
Comme si chaque lettre même murmurée
Pouvait réveiller un démon
On finira par le terrasser
Mais ça nous prendra sept saisons
Et comme pour toujours nous le rappeler
Une cicatrice sur le front
Ingénieux Seigneur des Ténèbres
La magie de l'emprise opérera
Dans un jeu de pouvoir où les règles
Sont soit tu perds, soit tu gagnes pas
Je voudrais te dire que tout sera parfait
Au début, que ça va vite changer
Bienvenue à l'école des sorciers
Te dire que quand tu prendras des coups
En fait c'est toi qui le consoleras
Que quand il boira des coups
En fait c'est toi qu'il consommera
Que tu seras un produit comme un autre
Qu'il vide jusqu'à la dernière goutte
Que tu seras pour ses failles comme une hôte
Qui vit jusqu'à la dernière joute
Pour essayer de rompre le sort
Tes potes te diront de t'en aller
À grands renforts de formules magiques
Pour que tu fuies la chambre des secrets
Mais de toutes façons, ça changera rien
T'écouteras rien, tu jetteras tout
De sortilèges en sacrilèges
Tu croiras que l'amour excuse tout
Déjà tournées, quelques pages noires
Ne te feront pas quitter la tourmente
Car le plus beau tour du mage noir
C'est qu'il te rendra dépendante
Pour sept secondes de grand beau temps
Tu supporteras sept ans de cyclones
Mais t'atteindras pas le septième ciel
À moins de refermer le septième tome
Face aux ténèbres de ses desseins
Tu devras accepter la défaite
C'est pas sorcier, il suffit de voir
Qu'il te mène à la baguette
Au ministère du narcissisme
Les tyrans réécrivent l'histoire
Le tien ne va jamais se repentir
C'est l'essence même du Serpentard
Un dernier coup de balai volant
Alors t'auras enfin capté
Que t'es moins la belle au bois dormant
Qu'Alice au pays des tarés
Le prince Hans veut buter Elsa
Et même Aladin vole de l'or
Le Prince charmant n'existe pas
Mais on a toutes un Voldemort
Un mec qu'on appelle qui tu sais
Mais dont on ne prononcera pas le nom
Comme si chaque lettre même murmurée
Pouvait réveiller un démon
On finira par le terrasser
Mais ça nous prendra sept saisons
Et comme pour toujours nous le rappeler
Une cicatrice sur le front
Si j'avais une seule chose à dire
Si, d'une seule chose, je pouvais te prévenir
Pas pour que tu deviennes parano
Ni même que tu changes ce qui va se produire
C'est qu'heureusement un beau jour
Tu comprendras que dans un combat
Quelquefois celui qui gagne
C'est celui qui s'en va

Auteurs-compositeurs : Simon Gardaix (musique), Laura Laune.(paroles et chant)



« Voldemort » c’est un acte qui a mis l’habit d’une chanson. « Voldemort » pour le dire à mes proches. Pour le dire à lui, à moi. Pour parler à toutes les personnes qui l’ont vécu, et toutes celles qui ne l’ont pas vécu, et puis celles qui n’y croient pas. « Voldemort » emprunte la fiction pour dire que c’est réel.
Laura LAUNE


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