Dans la tempête du monde

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Actu, Textes d'autres plumes Mots clés : aucun


"(...) Car dans la tempête du  monde, se construire un monde intérieur riche, le plus stable possible, connaître ses ressources, savoir s'aimer, savoir être en lien avec soi-même et les autres, ne pas se laisser définir, ne pas donner au regard de l'autre l'importance qu'il n'a pas, tout cela est une des plus grandes richesses."
Infolettre des Editions pour penser


Image : Aline de Pétigny - Editions pour penser

Mille-feuilles

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Actu, Livres de ma plume Mots clés : aucun


Hier, j'ai republié un extrait de "La belle entente"  (2010) pour la fête de mon arrière-grand-mère, à qui ce livre est dédié. 

Contrairement à mon père, pour qui l'écriture n'était que "scribouillages" incompatibles avec un "vrai métier", ma mémé, qui n'avait presque pas pu faire d'études, m'a toujours soutenue discrètement dans ce projet, et c'était justice que ce premier texte édité lui soit consacré. 

Je réponds souvent, lorsqu'on me demande quel a été mon premier livre : "Le coquelicot qui se sentait tout seul ", ce qui est exact en termes d'édition (2009), mais "La belle entente" était première du point de vue de l'écriture. 

En recherchant la couverture du livre (une merveille de Sébastien Monchal) pour illustrer l'article, j'ai eu la surprise de tomber sur un article dont j'ignorais totalement l'existence. Il a été publié le 03.03.2019 par Claude Lambert, un passionné de lecture, sur son blog, à propos d'un autre de mes livres (également illustré par Sébastien pour l'édition ado-adultes et par des enfants et moi pour l'édition jeunesse) :  "Histoires à grandir debout".

J'ai écrit ces contes il y a plus de 20 ans, alors que j'étais en pleine construction de mon identité féminine. Ce fut très intéressant (et inédit pour moi) de lire un point de vue masculin sur ces écrits, d'autant que je les trouvais un peu datés, un peu vieillots, un peu trop littéraires comparés à mon écriture actuelle. Finalement, grâce à cet article bienveillant et positif, j'ai redécouvert tout l'humour et la sagesse dont ces contes étaient déjà porteurs, dans une langue plus tarabiscotée que, plus tard, celle du "Coquelicot ".

Merci à ce lecteur pour sa lecture et son article ! Si vous voulez le lire, il est ici .

Je vous laisse aussi un lien vers le blog de Claude : si vous aimez la lecture et les livres, nul doute que vous y trouverez votre bonheur et y passerez à votre tour de longues heures... à lire ! Rien que l'image d'en-tête donne envie d'y plonger tête la première, vous ne trouvez pas ? Moi si !


La belle entente (extrait)

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes de ma plume Mots clés : aucun



" Ses cheveux sont tout blancs, comme de l’écume, ils ondulent en vagues retenues par deux peignes sur les côtés mais les vagues roulent plus fort que le barrage des peignes et elles les recouvrent jusqu'au bord.

Elle est belle comme une reine des mers sur son navire en osier tressé, tellement grand qu'on peut y planter notre clairière et notre arbre,  et ses yeux se perdent dans le ciel qui n'arrive pas à être aussi bleu qu'eux parce qu'elle regarde vers plus loin que là où les autres voient.

Elle nous entend pas, mais elle voit.

Et moi, des fois, je vois avec elle.

Et c'est là qu'on se tait le plus fort."







En savoir plus sur le livre (résumé, avis de lecteurs, où l'acheter...)



La cerise sur le gâteau

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun


"(...) Lorsqu'une femme qui a appris à survivre seule choisit malgré tout d'ouvrir son coeur à un homme, ce n'est pas par dépendance. C'est par choix. 

Et lorsqu'une femme qui sait déjà avancer seule vous laisse entrer dans sa vie, son coeur, dans son quotidien, dans son intimité émotionnelle et dans ce qu'elle a mis tant de temps à reconstruire, alors cela devient probablement l'un des plus belles choses qui puisse vous arriver.

Parce qu'une femme qui a appris à se reconstruire seule n'aime pas par besoin. Elle aime parce qu'elle en a envie, parce qu'elle vous choisit, parce qu'elle sait que c'est vous.
Parce qu'elle choisit consciemment de partager son monde avec quelqu'un : vous.

Et dans une époque où beaucoup de relations se construisent encore sur des blessures, des peurs, le manque ou la dépendance émotionnelle, rencontrer une femme qui vous aime alors qu'elle sait déjà être heureuse seule devient quelque chose d'infiniment précieux.

Peut-être même l'une des plus belles bénédictions inattendues de cette vie.

La véritable cerise sur le gâteau."
Celestial


Quatre saisons

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
Classé dans : Textes d'autres plumes Mots clés : aucun

Mon coeur tendu de lierre odorant et de treilles,
Vous êtes un jardin où les quatre saisons
Tenant du buis nouveau, des grappes de groseilles
Et des pommes de pin, dansent sur le gazon.
Sous les poiriers noueux couverts de feuilles vives
Vous êtes le coteau qui regarde la mer,
Ivre d’ouïr chanter, quand le matin arrive,
La cigale collée au brin de menthe amer.
Vous êtes un vallon escarpé ; la nature
Tapisse votre espace et votre profondeur
De mousse délicate et de fraîche verdure.
Vous êtes dans votre humble et pastorale odeur
Le verger fleurissant et le gai pâturage
Où les joyeux troupeaux et les pigeons dolents
Broutent le chèvrefeuille ou lissent leur plumage.
Et vous êtes aussi, coeur grave et violent,
La chaude, spacieuse et prudente demeure
Pleine de vins, de miel, de farine et de riz,
Ouverte au bon parfum des saisons et des heures,
Où la tendresse humaine habite et se nourrit.


Anna de Noailles

"Le coeur innombrable"


Fil RSS des articles