Ecrire l'espoir

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De temps en temps, je lis les textes de participants à des concours d'écriture pour lesquels j'ai moi-même fait une proposition (ou pas : il m'arrive aussi de les lire pour le plaisir). C'est ainsi qu'en parcourant le blog du Paginarium, dont je vous avais déjà parlé et suggéré des écrits dans cet article, j'ai vu que j'avais zappé, en janvier, une proposition d'atelier dont le thème m'aurait plu : l'espoir .
Je reproduis ici le texte qui a été retenu. Je l'ai trouvé envoûtant, poétique, onirique, intrigant, visionnaire peut-être. Si l'Apocalypse ressemble à ce qu'il décrit, que vienne l'Apocalypse ! 

Les Nyxioles et le voile de la rivière

Colin NOVERRAZ

La rivière de la ville n’avait plus l’air d’une rivière.

Elle ressemblait à un long miroir bleu-gris, coincé entre deux murs de béton gris. Au-dessus, les lampadaires blancs restaient allumés toute la nuit. Leur lumière tombait droit, sans douceur. Elle dessinait sur l’eau des bandes blanches parfaites, comme des draps tirés au carré.

L’air sentait le chlore, comme une piscine. Cette odeur piquait le nez. Elle effaçait l’odeur de la boue, des feuilles, des roseaux. Même le vent semblait plus sage ici, comme s’il n’osait pas froisser ce qui devait rester lisse.

Le long du canal, une jeune loutre nageait près du bord.

Sur la berge, juste au-dessus de l’eau, une petite fille l’observait en silence.

Elle s’appelait Lucie. Elle avait dix ans. Sa mère l’avait appelée ainsi parce qu’elle aimait les lucioles qui brillent, celles qui font des points jaunes dans la nuit. Elle disait souvent :

— Toi, tu porteras la lumière.

Mais Lucie, elle, aimait surtout l’ombre.

Pas l’ombre qui fait peur. L’ombre qui aide. L’ombre sous les feuilles quand il fait trop chaud. L’ombre d’un rocher quand on est fatigué. Une ombre juste, qui laisse respirer.

Et ces derniers temps, Lucie sentait que le monde avait du mal à respirer.

Les étés devenaient trop chauds. L’eau, trop tiède. Les berges craquelaient. Les animaux étaient assoiffés. Lucie voyait des herbes jaunir, même près de l’eau. Elle entendait des oiseaux se disputer une flaque.

Lucie ne connaissait pas les grands mots.

Mais elle comprenait que quand la rivière étouffe, tout le monde étouffe.

La loutre, elle, nageait dans l’eau lisse. Ses moustaches frôlaient la surface. Elle cherchait un signe de vie : une algue dansante, un insecte, une bulle murmurant “je respire”. Mais la surface restait plate, trop calme, comme si elle avait oublié comment bouger.

Plus loin, un poisson maigre se tenait dans l’ombre d’une marche. Ses écailles étaient argentées, mais ternes. Il battait doucement des nageoires, sans joie.

La loutre s’approcha.

Le poisson ouvrit la bouche, puis la referma. Ici, même les sons semblaient avalés. Le canal avalait tout : odeur, musique, vie.

Lucie suivait la scène du regard. Elle n’osait pas parler, comme si sa voix pouvait casser la surface.

Alors quelque chose remonta le courant.

Au début, Lucie crut à un déchet : un petit point noir sous une bande de lumière blanche. Puis un deuxième. Puis dix.

Ils avançaient à contre-sens, comme s’ils avaient décidé que le courant ne commandait plus.

Lucie se pencha.

Ce n’étaient pas des feuilles. Ni des bulles. Ni des insectes ordinaires. C’étaient de petites bêtes ailées… qui ne faisaient pas de lumière. Au contraire : elles faisaient des trous dans la lumière.

Chaque bête était un point si sombre qu’il buvait le blanc autour de lui. Là où elle passait, le reflet parfait se cassait un tout petit peu. On aurait dit que la nuit venait poser un doigt sur le blanc pour dire :

— Doucement.

Lucie eut un frisson. Ce noir-là ne faisait pas peur. Il faisait du bien. Comme une ombre fraîche quand le soleil tape trop.

Les petites bêtes se rassemblèrent près du bord, en essaim. Leur danse était très précise. Elles faisaient des huit et des spirales, toutes ensemble. Puis elles repartaient.

Lucie comprit :

Elles pensaient ensemble.

Comme si mille petites têtes ne faisaient qu’une seule idée.

La loutre, curieuse, voulut en attraper une.

Elle tendit la patte.

À l’instant où elle essaya de saisir une bête noire, l’essaim tomba. Pas en se débattant. Pas en mourant.

Juste en devenant de la poussière sombre, comme de la cendre. Les grains noirs glissèrent sur le museau de la loutre et disparurent dans l’eau. La loutre recula, le cœur battant.

Le canal redevint parfait : blanc, bleu-gris, lisse. Comme si rien n’avait existé.

Lucie sentit un pincement dans la poitrine, comme si elle venait de perdre quelque chose.

La loutre eut peur d’avoir cassé une chose rare.

Alors elle fit autre chose.

Elle s’arrêta.

Respira.

Laissa son corps se détendre.

Essaya de ne pas vouloir prendre.

Et, sans bruit, les petites bêtes revinrent au même endroit, comme si elles avaient attendu ce moment précis.

Elles reprirent leur danse, patientes.

Une d’elles s’éleva au-dessus de l’eau, traversa la bande blanche du lampadaire, et déposa une petite poche d’ombre dans la lumière.

Pas une goutte d’eau.

Une goutte de nuit.

Ronde.

Suspendue dans le blanc.

Puis une deuxième poche apparut. Puis une troisième.

Trois points, puis une ligne.

Un signe simple.

Un début de phrase.

La danse continua. À chaque figure, une poche d’ombre apparaissait dans la lumière, comme une encre douce.

Lucie se concentra.

Et elle trouva la règle. Une règle facile, mais d’un jeu très sérieux.

Plus on veut attraper, moins on voit.

Plus on accepte de ne pas posséder, plus le message apparaît. Les bêtes noires avaient inventé une écriture qui ne marche qu’avec la douceur. Lucie murmura, pour elle-même :

— Elles parlent…

La loutre, elle, leva la tête, comme si elle écoutait aussi.

Lucie compléta dans sa tête :

Elles parlent en dansant.

Elles écrivent en déposant de l’ombre dans la lumière.

Elles ne répondent que si l’intention est vraie : pas “prendre”, pas “attraper”. Juste “aider”.

Lucie voulut répondre.

Pas avec de grands mots.

Avec un geste.

Elle se plaça sous un lampadaire. Elle leva les bras et passa, juste un instant, entre la lampe et le mur de béton. Son corps dessina une petite tache d’ombre sur le gris.

Elle recommença, avec un rythme régulier : une fois… puis deux… puis trois. Les bêtes noires s’arrêtèrent.

Elles tournèrent autour de l’ombre de Lucie, puis déposèrent trois poches d’ombre dans la bande blanche, au même rythme.

Lucie sentit ses yeux piquer.

Elle venait de trouver un “bonjour”.

L’essaim dessina ensuite un mot en poches d’ombre. Les lettres étaient simples, comme des cailloux alignés :

Nyxioles.

Un nom doux et vif.

Un nom ancien, aussi.

Un hibou, perché sur une rambarde, hocha la tête. Ses yeux étaient jaunes comme deux lunes. Il parla doucement, pour ne pas effrayer le silence :

— “Nyx” est un nom très ancien. Dans de vieilles histoires, Nyx est la Nuit. Pas la nuit qui fait peur… la nuit qui protège. Elles s’appellent Nyxioles parce qu’elles gardent une ombre juste.

Lucie regarda les Nyxioles.

Le nom leur allait parfaitement.

Les Nyxioles changèrent de danse. Elles formèrent un huit, puis une flèche. Vers l’amont.

Lucie comprit : Suis-nous.

Elle sentit une peur, puis une chaleur.

Alors elle songea simplement :

— Je veux aider la rivière.

Les Nyxioles se densifièrent. Les poches d’ombre devinrent nettes. Et l’essaim se mit en route, uni.

Lucie marcha le long de la berge pour les suivre, en gardant toujours la même distance, pour ne pas les effrayer.

Dans l’eau, la loutre nageait à côté, attentive. Le poisson argenté suivait plus loin. Une petite anguille noire glissait entre deux remous. Quelques crabes bruns restaient près des pierres comme des gardiens.

Sur le chemin, Lucie vit des choses tristes : une plante écrasée sous le béton, une coquille vide, une mousse verte qui jaunissait. Le monde semblait fatigué.

Mais les Nyxioles déposaient parfois une poche d’ombre près d’une fissure, comme si elles offraient un coin de fraîcheur. Et, dans ce petit coin, la mousse verte paraissait un peu plus vivante.

Lucie comprit :

L’ombre n’était pas l’ennemie.

L’ombre juste était un soin.

Plus loin, le canal passait sous une grande dalle. L’eau disparaissait sous la ville.

Là, la lumière blanche devenait encore plus dure, car elle tombait dans un passage étroit, sans ciel.

Un boîtier clignotait d’un point rouge : un œil froid.

Lucie n’aimait pas cet œil. Elle avait l’impression qu’il voulait tout regarder sans jamais comprendre.

Les Nyxioles, elles, n’avaient pas peur du rouge. Elles n’avaient peur que d’une chose : d’une lumière injuste, qui veut tout voir, tout lisser, tout rendre pareil.

Elles conduisirent Lucie jusqu’à une grille ronde.

De là montait une odeur différente : humide, terreuse, vraie.

Le chlore était moins fort.

On sentait la pierre mouillée.

On sentait la rivière cachée.

Les Nyxioles se rassemblèrent autour de la grille et glissèrent entre les barreaux. Leurs poches d’ombre dansaient dans le blanc, puis disparaissaient dessous, comme si elles entraient dans un secret.

Le hibou souffla, tout bas, comme s’il donnait la clé d’un coffre :

— Apocalypse.

Lucie releva la tête.

Elle ne connaissait pas ce mot.

Le hibou expliqua calmement :

— Beaucoup croient qu’“apocalypse” veut dire “fin du monde”. Mais, au départ, ce mot veut dire : on enlève un voile. On retire ce qui cache, comme on écarte un rideau. Et on voit enfin ce qui était là. Apocalypse, c’est une révélation.

Lucie regarda la dalle au-dessus.

Un voile de béton.

Un voile de lumière trop blanche.

Un voile trop propre.

Elle regarda la grille.

Une bouche fermée.

Et elle comprit, en tremblant :

L’apocalypse dont le monde avait besoin, ce n’était pas de tout casser. C’était de voir.

Voir la rivière.

Voir qu’elle était là, sous le voile.

Voir qu’elle respirait encore.

Il fallait enlever le voile.

Pas pour surveiller.

Pour laisser respirer.

Comme si elles attendaient cela depuis très longtemps, les Nyxioles déposèrent une suite de poches d’ombre :

ENLEVER — VOILE — RESPIRER

Lucie sentit une larme chaude rouler sur sa joue.

Elle ne pleurait pas parce qu’elle était faible.

Elle pleurait parce qu’elle venait de comprendre quelque chose de fort : Même cachée, la vie continue.

Lucie se pencha près de la grille.

Sur le côté, elle vit une fissure. Un passage où l’eau glissait. Un tunnel assez large pour laisser passer une loutre… et assez large, peut-être, pour laisser passer un souffle.

La loutre entra la première.

Puis le poisson argenté.

Puis l’anguille noire.

Lucie, elle, resta au bord. Elle ne pouvait pas entrer. Mais elle pouvait écouter. Dans le tunnel, tout changea.

Le bruit de l’eau devint vrai.

On entendait les gouttes.

On entendait le courant toucher la pierre.

On entendait des petites vies cachées.

La lumière blanche du canal n’était plus qu’une trace lointaine. Et pourtant… on sentait la présence de la rivière, comme un cœur qui bat.

Les Nyxioles flottaient au-dessus de l’eau sombre. Elles ne faisaient pas de lumière, elles faisaient de la place. Grâce à elles, l’ombre devenait refuge.

Alors le chant monta.

Un chant lent, profond, tel une berceuse.

Il venait du courant caché, de la pierre, de l’eau qui luttaient.

Le chant disait :

— Je suis là.

Il disait :

— Je respire encore.

Puis, au milieu du chant, la rivière prononça un mot clair.

— Lucie.

Les Nyxioles se serrèrent autour d’elle, sans la toucher, comme une étreinte d’air.

Lucie trembla.

Pas de peur.

De beauté.

De soulagement.

Et elle comprit, les joues larmoyantes, le message des Nyxioles, transmis pendant des millénaires, de danse en danse, d’ombre en ombre :

Quand le monde devient trop blanc, trop dur, trop chaud, il croit protéger. Mais il étouffe.

Pour éviter la grande chaleur, il ne faut pas brûler la nuit.

Il faut garder des ombres justes : celles des arbres, des berges vivantes, des roseaux, des nuages.

Des ombres qui rafraîchissent et qui abritent.

Lucie leva la main et fit une petite ombre sur le béton gris.

Puis une autre.

Puis une autre.

Comme un battement de cœur.

Les Nyxioles répondirent par une dernière phrase d’ombre, très simple :

ENSEMBLE

Et la rivière, sous la ville, répéta tout bas :

— Lucie.

Dans le canal trop blanc, le monde semblait dépérir.

Mais là, au bord de la grille, avec une loutre, un poisson, une anguille, des crabes, un hibou… et une poignée de Nyxioles,

le monde commençait à se dévoiler.

Et, pour la première fois depuis longtemps, Lucie put nommer ce qu’elle sentait dans sa poitrine :

de l’espoir.



Soirs d'été

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Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.


Arthur RIMBAUD

Improvisation perpétuelle

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L'improvisation ne concerne pas seulement la musique ou le théâtre.

Improviser est une façon de vivre. C’est une souplesse de l’âme. Ça ne se passe pas comme je m’y attendais ? Pas grave, j’improvise avec ce qui est à cet instant. Car me mettre en colère contre les choses qui ne se passent pas comme je veux ne change pas du tout ce qui est. Par contre en étant souple, en improvisant, alors j’apporte de la légèreté, j’enlève le stress, j’en fait presque un jeu : comment faire avec ce qui est et non ce que je pensais qui serait.

Car oui on peut se faire tout un film sur le « comment ça va se passer » (ça peut aller d’un projet de voyage au fait de ranger la table après le déjeuner) mais dans tout ça si on oublie la part de l’autre, les aléas météorologiques ou je ne sais quoi d’autre, ça veut dire qu’on pense vivre en vase clos juste avec soi-même. Dans un monde que l’on pense prévisible mais qui en fin de compte est assez triste.

La vie est imprévue. À tous les niveaux. C’est une grande richesse.

Donc soit on acquiert de la souplesse pour rendre les choses légères et même joyeuses. Soit on reste comme on est, à réagir au quart de tour car les choses ne sont pas telles que nous l’avions décidé.

Acquérir de la souplesse, apprendre l’improvisation dans le concert de la vie c’est se rendre service et rendre service à tous les autres autour de nous, c’est prendre soin de la santé de chacun.

Allez ! Encore plus d’improvisation et bien moins de stress !

Infolettre des Editions pour penser


Finir en éclats de rires

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Notre projet d'écriture s'est achevé dans la joie en Classe Bleue à l'école Montessori de Strassen (Luxembourg). 
Tout au long de l'année, nous en aurons visité, des pays, et écrit, des textes ! Pour en relire quelques-uns :


Tandis que les plus jeunes plumes s'essayaient à décrire des scènes estivales de l'Italie du Sud  pour leur dernier atelier, les plus âgées ont expérimenté, pour leur final, le dialogue, avec pour pays du moment : l'Ouganda.

Leur mission ? Ecrire un récit à la personne  et au temps de leur choix, où un ranger fait visiter l'Ouganda à un groupe de touristes qui lui posent des questions. Pour pimenter l'exercice, je propose aux écrivains volontaires de rajouter une dimension comique à leur histoire, en y intégrant par exemple un gag à répétition ou un/plusieurs personnages complètement décalé(s). 

Cette suggestion a été un déclic pour tous et je dois dire que pour cet atelier final, nous avons tous énormément ri, - surtout moi en recopiant les textes dont je n'avais souvent vu, en cours d'écriture, que des extraits ! Vous voulez rire aussi ? Regardez sous l'image : il y a l'intégrale !




Bon débarras !


Aujourd’hui, je suis attendu à midi à la forêt impénétrable pour guider une famille américaine : les Bittels. Pour être sûr de ne pas arriver en retard au rendez-vous, je suis venu quinze minutes plus tôt. Quand la famille Bittels est arrivée, je leur ai expliqué que j’étais leur guide et demandé de se présenter, ce qu’ils ont commencé à faire un par un :

-Moi, je m’appelle Lays ! dit le plus petit du groupe.

-Lays, comme les chips ? ai-je demandé dans un cri de surprise.

-Moi, je m’appelle Paprika. Et non, mon fils ne se mange pas et ce n’est pas un paquet de chips ! m’interrompt le père.

-Et moi, je suis la mère de Lays, complète la femme. Je m’appelle Onion.

-Bon… alors nous pouvons commencer notre visite ! dis-je pour essayer de ne pas leur montrer que j’ai envie d’éclater de rire. Montez dans la Jeep !

-Comment ça, la Jeep, proteste Paprika, je refuse de monter dans la Jeep ! Je voyage seulement en limousine et je ne ferai pas le trajet dans autre chose !

-Désolé monsieur, on ne peut pas voyager en limousine, seule une Jeep est adaptée à l’état des routes ougandaises. Je vous rappelle que nous allons en pleine forêt et…

-Puisque c’est comme ça, on rentre en Amérique directement et on va parler à ton chef pour qu’il te vire. Tu entendras parler de nous, crois-moi ! Direction l’aéroport !

Sur ces menaces, Paprika, Onion et Lays font demi-tour et quelques jours plus tard, en effet, j’ai perdu mon job : Paprika avait payé mon chef un million de dollars pour qu’il me renvoie.

Tant pis, je retrouverai du travail ailleurs et au moins, je n’aurai pas à me farcir cette famille de dingues. Et plus jamais je ne mangerais de chips de la marque Lays !! 

Manuel

  

 

La pire semaine de ma vie

 

Je m’appelle Fred et je suis ranger en Ouganda. Hier, j’ai dû attendre une éternité à l’entrée de la forêt tropicale un petit groupe de touristes que je devais guider. Ils devaient venir à dix heures du matin, ils sont finalement arrivés à dix heures du soir ! Quand je les ai enfin vus, j’ai eu une autre surprise : c’était une bande de vieux papis ! Ils se sont présentés comme Jim Mozzarella, Bob Lachips et Joe Pizzamargherita.

Les mauvaises surprises ont continué : la bande de papis était vraiment TRES énervante. A peine quelques minutes après notre départ (nous étions déjà en pleine forêt et j’essayais sans succès de capter leur attention) …

-Vous avez des chips ?

-Non ! ai-je dit au groupe.

-Des pizzas alors ?

-Non plus ! Achetez-vous-en !! ai-je crié, perdant patience.

-Mais il n’y a pas de pizzeria ici ! renchérit le trio infernal.

-Je m’en fiche ! ai-je hurlé (normalement, je n’aurais pas dû parler ainsi à des clients, mais je n’en pouvais plus de ces trois vieux gloutons).

-Mais on a faim, nous !

-Quand est-ce qu’on mange ?

-C’est bientôt la pause ?...

Et ça continua ainsi toute la journée. Ils n‘écoutaient rien et ne pensaient qu’à se goinfrer.

Le lendemain, c’était encore pire ! On est allés dans la savane et Jim Mozzarella n’arrêtait pas de grimper aux arbres car il avait peur des zèbres.

Le jour suivant, on a dû appeler les secours parce que Bob Lachips avait coincé sa canne dans la trompe d’un éléphant. Pour la décoincer, Joe Pizzamargherita avait eu l’idée géniale de taper les fesses de l’éléphant avec la sienne, et en effet, l’animal a commencé à courir, mais en menaçant de piétiner Bob au passage !

Et toute la semaine s’est passée ainsi. J’étais au bord de la crise de nerfs. Le dernier jour, croyant leur faire plaisir, je leur ai offert des chips, et devinez ce qu’ils m’ont dit ?

-Ah non, là on a envie de pizzas !

Ils ont eu ma peau : j’ai démissionné !!

Sebastian

 


Mission impossible

 

Je suis Emile, un ranger qui va faire visiter la jungle en Ouganda à un groupe de cinq personnes.

-Bonjour, je suis votre guide, comment vous appelez-vous ? leur dis-je.

-Voici Justine, 13 ans, Côme, 16 ans, Lionel mon père, 86 ans, ma femme Elisabeth, 42 ans, et moi Jean, 45 ans ; nous sommes tous Français.

-Un voyage en famille alors ! C’est typiquement français de se présenter en donnant son âge ?

-Non, c’est typiquement de chez nous. Dans notre famille, nous aimons les chiffres. Mon père était comptable, ma femme fabrique des horloges et je suis prof de maths. Mon fils est excellent en calcul mental et ma fille…

-Ca va durer combien de temps la marche ? Parce que mes jambes sont molles ! demande Lionel.

-Ca va durer 5 heures, sans les pauses.

-Oh non !

-Et ça commence à quelle heure ? demandent les jeunes.

-Ca commence tout de suite, allons-y ! Lionel, profitez du trajet en jeep jusqu’à la forêt pour reprendre des forces, vous en aurez besoin !

-Oui oui, marmonne le vieux, je calcule…

Dix minutes plus tard, dans la Jeep :

-Ca se termine quand… ? demande Lionel. Parce qu’il fait chaud ! Combien de degrés il fait ?...

Je suis en train de conduire et je ne lui réponds pas car je vois, dans le rétroviseur, le père en train de siffler une bouteille d’alcool !

-Regardez les gorilles qui courent là-bas ! dis-je en criant pour couvrir le moteur et faire lâcher sa bouteille au père.

-Trop cool, ya un yéti ! crie Jean. Y vivent pas dans le froid, alors ?

-Les jeunes, lâchez vos téléphones pour regarder les yétis…euh, les gorilles courir ! ordonne Elisabeth.

-Trop nul, y a pas de réseau ! On peut pas faire de videos ! râle Côme.

-Ni de selfies yétis ! ajoute sa sœur.

-Ce ne sont pas des yétis, mais des gorilles, dis-je en chuchotant. Nous allons nous arrêter ici pour pouvoir les regarder de plus près…

-Pour quoi faire si on peut pas filmer ? demander Côme.

-Ni faire de selfies ? soupire Justine.

-On mange quand ? demande Lionel.

Nous marchons en direction des grands singes, qui sont encore loin, quand tout à coup un cobra se montre.

-Oh un chat ! s’écrie Jean, complètement bourré. Minou minou, viens par ici que je te caresse, mon petit !

Jean s’est fait mordre par le serpent et nous avons dû rentrer d’urgence pour le faire soigner. Heureusement, nous n’étions pas encore loin de la ville. Le voyage de six jours avait duré deux heures grand maximum. C’est le papi qui était content !! 

Emilien

 


La difficile mission du baby-ranger

 

Ce jour-là, le ranger devait faire visiter la savane en Jeep à des touristes. C’était une famille française, un jeune couple avec petit un garçon… super pénible.

-C’est quand qu’on rentre ?

-…

-T’as quel âge ?

-…

-Pourquoi tu réponds pas à mes questions ?...

-…

Et les parents ne faisaient rien pour le faire taire ! Finalement, il arrêta de poser des questions au ranger. Mais quand celui-ci commença ses explications sur les lions grimpeurs, le petit bavard recommença à faire des commentaires :

-Salut gros chat plein de poils ! Pourquoi t’es tout jaune ?...

Puis plus loin, dans la jungle, pendant une petite randonnée, même le serpent eut droit à son commentaire et à son surnom :

-Salut gros ver de terre ! Pourquoi t’es pas rose ?

Enfin, après quelques heures, la fatigue aidant, l’enfant se calma et le ranger put terminer la visite tranquillement… pendant qu’il dormait !

Plus difficile que baby-sitter ? Il y a le métier de baby-ranger…

Jack

 


 Le trésor de l’Ouganda

 

Le ranger : Fasdefrèze

Le gêneur : Tadchyps (il est gros)

Le porteur : François Bobson

Le chasseur : Gruieson

 

Nous avons pris l’avion à 5h du matin et atterri à 7h. Nous avions rendez-vous à 9h pour partir à la recherche du trésor de l’Ouganda, accompagnés par un ranger qui se faisait appeler Fasdefrèze.

A peine arrivés, les ennuis ont commencé. Tadchyps est resté coincé dans le portique de la sécurité, il était trop gros pour passer et faisait tout biper. Après trente minutes, aidés par le personnel, on l’a enfin décoincé.

Mais nous sommes arrivés avec une heure de retard parce que nous avons eu le même problème pour faire rentrer Tadchyps dans le taxi, puis l’en faire ressortir. On a tellement forcé qu’on a tordu la portière du taxi. Tadchyps était libre, mais on n’avait plus d’argent, on avait dû tout laisser au chauffeur pour les réparations !

Quand enfin nous avons rencontré Fasdefrèze, on est partis tout de suite à travers la jungle. En marchant, Fasdefrèze a lancé la conversation :

-Pourquoi êtes-vous arrivés si tard ?

-Euh…

Tout à coup, Gruieson a crié :

-Tadchyps est coincé dans les lianes !

Tadchyps criait en se balançant :

-Dépêchez-vous de me détacher ou je vais vomir !

Il devint tout vert et mit sa menace à exécution.

A la fin du voyage, on n’avait pas trouvé le trésor, Tadchyps était maigre comme une liane à force d’être malade et Fasdefrèze, lui, n’en pouvait plus.

Après notre départ, il festoya pendant deux jours, puis il démissionna.  

Octave



Voyage express…sans  o !

 

Je suis Albert, un ranger. Actuellement, je travaille en Ouganda et aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec un groupe pour un voyage de plusieurs jours. Nous devons visiter les montagnes Revenzori, le lac Victoria et aller voir les lions grimpeurs. Je vais à la rencontre de mon groupe, ils sont trois : un couple de Français, M. et Mme Leblanc, et un Italien, M. Mammamia.

-Bonjour ! Je suis votre guide, Albert.

-Vous avez de l’expresso ? demande M. Mammamia sans me saluer. Je suis crevé !

-Non, désolé, dis-je.

-Je ne peux pas marcher si je n’ai pas mon expresso !!

-Désolé Monsieur, ce n’est vraiment pas possible, il n’y a pas de machine à café dans la jungle et je n’ai apporté que de l’eau.

-Je me plaindrai à votre chef ! Ce n’est pas humain ! J’annule le voyage !!, hurle M. Mammamia comme si je l’avais privé d’oxygène.

Je vais donc continuer seulement avec M. et Mme Leblanc. En espérant qu’ils ne me réclament pas du pain, du vin et du fromage… 

Elliot



Portrait de famille

 

Je m’appelle Mahaut. Je travaille comme ranger en Ouganda et demain, j’ai rendez-vous avec quatre touristes qui ont réservé pour que je les emmène voir la rivière Victoria, faire un tour dans la forêt et enfin visiter le parc Queen Elisabeth.  Apparemment c’est une famille : Patrik et Gertrude les parents, Simon et Emma leurs deux enfants. J’adore mon métier et j’ai hâte d’être à demain !...

 

Le grand jour est arrivé. Nous avons rendez-vous à midi, mais personne… je suis si déçue ! C’est seulement une heure plus tard que nous réussissons à nous retrouver.

-Bonjour, on vient pour une visite et on a mis nos plus beaux habits, dit une voix derrière moi. Dis bonjour à la dame, Simon.

-J’en ai marre, râle Simon, j’veux rentrer à l’hôtel, y fait trop chaud.

Mon attention est attirée par autre chose :

-Attendez, vous avez un chien ? Mais c’est interdit ! leur dis-je. En plus, c’est un chihuahua, il est trop petit pour marcher dans la jungle !

-Mais ce n’était écrit nulle part dans le règlement ? proteste le père.

-Commençons la visite, je le porterai s’il le faut, on ne va pas le laisser seul pendant plusieurs jours de toute façon ! dit Gertrude, la maman.

-Euh… eh bien… c’est comme vous voulez. Nous commencerons par la rivière Victoria avant d’aller dans la forêt tropicale. Nous dormirons non loin du parc Queen Elisabeth que nous visiterons en dernier. Allons-y !

-C’est quand qu’on rentre ? grogne Emma

-C’est quand qu’on mange ? demande Simon.

-Le chihuahua est fatigué, faisons une pause, dit Patrik.

-J’ai besoin de pipi MAINTENANT ! crie Simon.

-Tu dois attendre qu’on rentre à l’hôtel, répond sa mère, ou bien tu feras pipi dans la forêt ?

-Trop tard ! j’ai déjà fait pipi dans ma culotte !

-Berk ! crie sa sœur.

-Oh non ! crie leur mère, qui s’évanouit…

 

Quelques heures, sandwiches et beaucoup d’arrêts pipi plus tard…

-Nous voilà arrivés, c’est la rivière Victoria !

-C’est pas beau ! J’veux rentrer ! crie Simon.

-J’veux m’baigner ! crie Emma.

-Bien sûr que non, crie Gertrude, tu as vu le courant ? Tu finirais en miettes sur les rochers !

-J’m’en fiche ! J’préfère crever en miettes que de chaud !

Je dois la retenir par la ceinture de son pantalon pour l’empêcher de sauter dans l’eau.

Son père finit par la tirer jusqu’à la Jeep. Sa mère a les bras trop occupés par le chihuahua.

Un peu plus tard, nous voilà arrivés à la forêt…

-J’veux rentrer ! crie Simon.

J’essaie de rester calme.

-J’veux rentrer !

Respire, Mahaut, respire…

-J’veux rentreeeeeeeeeeeeer !!!!

-Prends exemple sur moi et regarde la nature, lui dit Patrik. Tout est si beau … Aaaaaaaaaaaah !! Un monstre !!!!

-C’est juste une feuille parapluie, lui dis-je. Elles sont très grandes. D’ailleurs… on va en avoir besoin : il pleut !

-Chhhhhhhhhhut ! Ma mère a la phobie de la pluie ! me chuchote Emma. Ca salit !

-D’accord… Prenez chacun une feuille et mettez-la sur votre tête pour vous protéger de la pl…. du soleil !!

Tout le monde m’obéit, sans râler pour une fois. Nous rejoignons l’abri où nous devons passer la nuit.

A minuit, un grincement de porte… j’ai très peur : qu’est-ce que c’est ??!

-J’en ai marre, j’arrive pas à dormir, ya trop de bruits dans la forêt, dit Simon.

Et il tombe de sommeil… sur mon lit ! Où vais-je dormir, moi ?...

Après une nuit mauvaise pour tout le monde, nous prenons la route du parc Elisabeth.  Nous passons des moments incroyables avec les zèbres, les tigres, les léopards, les lions… enfin, JE passe des moments incroyables, parce qu’eux ne s’intéressent à rien. Simon veut rentrer, sa mère a peur de se salir et veut prendre une douche ; le père, lui, veut jouer sur son téléphone et se plaint du manque de réseau ; la fille boude on ne sait même plus pourquoi. Et moi, je ne rêve que d’une chose : rentrer, les déposer à leur hôtel et… les oublier !!                                                   

Mahaut

 


Un tour inoubliable

 

-Bonjour ! Je suis votre ranger et je m’appelle Lisa.

Aujourd’hui, j’accueille deux clients qui veulent visiter l’Ouganda.

-Madame et Monsieur Dupont, c’est bien vous qui avez réservé un tour guidé pour aujourd’hui ?

-Oui, bonjour, je suis M. Georges Dupont, et voici ma femme. C’est bien nous qui avons réservé pour la journée.

-Parfait, vous êtes prêts ?

-Wouf !

On entendit tout à coup l’aboiement d’un chien.

-Ah, ce cher Biscuit, notre adorable petit caniche ! dit Mme Dupont en le sortant de son sac.

-Je suis désolée, mais vous n’aviez pas indiqué que vous alliez venir avec votre chien, et le tour guidé est réservé pour deux personnes, sans animal, leur dis-je.

Mme Dupont semblait contrariée. En caressant la tête du caniche, elle me dit :

-Eh bien, que voulez-vous, nous sommes venus avec notre chien et nous ne le laisserons pas seul à l’hôtel ! Débrouillez-vous, mademoiselle, mais mon cher petit Biscuit restera avec moi !

Le chien était mignon et paraissait obéissant, alors j’ai accepté de faire une exception.

-D’accord, il peut nous accompagner à condition d’être sage.

-Sage ?! Ce chien est aussi sage qu’une image !! s’énerva de nouveau Mme Dupont, comme si je l’avais insultée en personne.

M. et Mme Dupont allèrent se changer, chargèrent leurs affaires et nous nous sommes préparés à commencer notre tour guidé. J’ai démarré le moteur… et c’est là que j’ai remarqué leurs vêtements.

M. et Mme Dupont avaient choisi des tenues très élégantes. Lui portait une chemise blanche comme la neige et une longue cravate noire avec un chapeau melon noir (on aurait dit qu’il allait à un mariage). Elle, au contraire, portait une robe rose avec un chapeau orné d’une plume et d’une petite figurine d’oiseau, et des talons hauts.

J’ai coupé le moteur.

-Madame, je vous conseillerais de mettre des chaussures plus confortables et…

-N’importe quoi ! Ces talons sont HYPER confortables et PARFAITS pour une petite promenade dans la nature ! m’a interrompue Mme Dupont.

Il ne s’agissait pas d’une « petite promenade dans la nature » et elle allait vite s’en rendre compte, mais je l’avais prévenue !

A peine avions nous commencé la randonnée que Mme Dupont a demandé en soupirant :

-Quand arrivons-nous ?...

Puis :

-Est-ce qu’il y a des araignées ici ?...

-Madame, bien sûr qu’il y a des animaux dans la jungle, dont les araignées : c’est leur milieu de vie… Ah tiens, là-bas, regardez, un lion-grimpeur ! Attention, ne faites pas trop de bruit, il pourrait nous voir…

CRRRRRRRRRRRRRRRAC ! Trop tard ! Mme Dupont avait accidentellement posé un de ses talons hauts sur une branche morte…

-GRRRRRRRRRRRR !...

On a entendu le lion rugir, il a regardé dans notre direction… nous n’osions plus bouger… et puis… il a tourné la tête et il est reparti. Ouf !! 

-HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! a crié Mme Dupont juste à ce moment.

-Qu’est-ce que qu’il y a chérie ? demanda M. Dupont.

-Enlève-la Georges ! Enlève-la tout de suite ou je vais mourir !

Mais M. Dupont, au lieu d’aider sa femme, s’est évanoui. Il avait encore plus peur des araignées qu’elle.

Soudain, Biscuit a sauté et attrapé l’araignée.

-Lâche cette sale bête, Biscuit ! Lâche-la, lâche-la, lâche-la ! hurlait Mme Dupont.

Après quelques minutes, j’avais réussi à ranimer M. Dupont.

-J’ai… j’ai fait un cauchemar horrible… il y avait une araignée géante ! gémit-il.

-Ce n’était qu’un mauvais rêve, mon cher Georges, lui dit sa femme pour le rassurer.

Par chance, entre temps, Biscuit avait laissé filer l’araignée « géante » (en réalité, elle ne faisait que quelques centimètres). Nous avons continué notre chemin dans la jungle, Mme Dupont peinant et pestant toujours sur ses talons hauts HYPER confortables… Puis nous avons fait une pause pour manger un peu et nous avons eu une chance incroyable :

-Là-bas, regardez ! Des gorilles de montagne ! Très peu de touristes ont la chance de les voir ! ai-je crié.

M. Dupont a sorti son appareil et a commencé à faire environ un million de photos au téléobjectif. Mme Dupont, au contraire, se fichait complètement des gorilles, trop occuper à essayer de réajuster son chapeau et à se masser les pieds.

Tout à coup, un nuage d’oiseaux vint se poser sur son chapeau : ils croyaient que la petite figurine était vraie !

-Aaaaaaaah ! Partez ! Partez de mon chapeau ! s’exclamait Mme Dupont en agitant les bras pour les chasser.

 Elle était si occupée par sa chorégraphie qu’elle ne vit pas arriver, derrière elle, un bébé gorille qui s’empara de son chapeau. Le bébé trouva drôle de le mettre le chapeau sur sa propre tête et s’enfuit malgré les cris de sa propriétaire, qui ne réussit pas à le lui reprendre.

Mme Dupont était maintenant dans une rage folle et M. Dupont fatigué, aussi nous avons décidé de rentrer à l’hôtel. Quand ils ont franchi la porte d’entrée, j’ai vu une tarentule, énorme et poilue, accrochée dans le dos de Mme Dupont.

Mais c’était trop tard pour le lui dire ! 

Dunja

  


Bravo et merci à tous pour ce final  en éclats de rire !


La belle vie

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
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Quand la vie a fini de jouer
la mort remet tout en place

La vie s’amuse
la mort fait le ménage
peu importe la poussière qu’elle cache sous le tapis

Il y a tant de belles choses qu’elle oublie.

Jacques PREVERT


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