Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.
Arthur RIMBAUD
L'improvisation ne concerne pas seulement la musique ou le théâtre.
Improviser est une façon de
vivre. C’est une souplesse de l’âme. Ça ne se passe pas comme je m’y attendais
? Pas grave, j’improvise avec ce qui est à cet instant. Car me mettre en colère
contre les choses qui ne se passent pas comme je veux ne change pas du tout ce
qui est. Par contre en étant souple, en improvisant, alors j’apporte de la
légèreté, j’enlève le stress, j’en fait presque un jeu : comment faire avec ce
qui est et non ce que je pensais qui serait.
Car oui on peut se
faire tout un film sur le « comment ça va se passer » (ça peut aller d’un
projet de voyage au fait de ranger la table après le déjeuner) mais dans tout
ça si on oublie la part de l’autre, les aléas météorologiques ou je ne sais
quoi d’autre, ça veut dire qu’on pense vivre en vase clos juste avec soi-même.
Dans un monde que l’on pense prévisible mais qui en fin de compte est assez
triste.
La vie est
imprévue. À tous les niveaux. C’est une grande richesse.
Donc soit on
acquiert de la souplesse pour rendre les choses légères et même joyeuses. Soit
on reste comme on est, à réagir au quart de tour car les choses ne sont pas
telles que nous l’avions décidé.
Acquérir de la
souplesse, apprendre l’improvisation dans le concert de la vie c’est se rendre
service et rendre service à tous les autres autour de nous, c’est prendre soin
de la santé de chacun.
Allez ! Encore plus
d’improvisation et bien moins de stress !
Infolettre des Editions pour penser