"(...) Ne remettez pas la vie à demain. Les instants précieux n’aiment pas qu’on les reporte, et la peur de ce qui finira par arriver peut voler la joie d’exister si on la laisse grandir. Riez, aimez, osez – non pas pour défier ce qui vient, mais pour traverser chaque jour avec toute la profondeur qu’il mérite. N’attendez pas d’être prêt, car être prêt signifie souvent perdre le moment."
Cette phrase est extraite d'un magnifique texte de Botovahiny que j'ai découvert sur le site duPaginarium. Il a été écrit (et primé) pour un jeu d'écriture auquel j'ai participé, sur le thème : "Lettre à un(e)inconnue". (Ma proposition est en lecture sur cette page.)
Je l'ai trouvé si beau et émouvant que je l'ai relu lentement plusieurs fois, en dégustant chaque phrase, chaque mot, chaque silence, chaque respiration. Chaque élément de ce texte est une pépite qui ouvre en moi une réflexion, un écho particulier, durable et profond.
"En effet,
supposons que je parle les langues des hommes et même celles des anges :
si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien de plus qu'une trompette
claironnante ou une cymbale bruyante.
Supposons que j'aie le don de prophétie,
que je comprenne tous les mystères et que je possède toute la
connaissance ; supposons même que j'aie, dans toute sa plénitude, la foi
qui peut transporter les montagnes : si je n'ai pas l'amour, je ne suis
rien.
Si même je sacrifiais tous mes biens, et jusqu'à
ma vie, pour aider les autres, au point de pouvoir m'en vanter, si je
n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien.
L'amour est patient, il est plein de bonté. Il n'est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il
ne s'enfle pas d'orgueil.Il ne fait rien d'inconvenant. Il ne cherche pas
son propre intérêt, il ne s'aigrit pas contre les autres, il ne trame
pas le mal.L'injustice l'attriste, la vérité le réjouit.En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère.
L'amour n'aura pas de fin. Les prophéties
cesseront, les langues inconnues prendront fin, et la connaissance
particulière cessera.
Notre connaissance est partielle, et partielles sont nos prophéties.Mais le jour où la perfection apparaîtra, ce qui est partiel cessera.
Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un
enfant, je pensais et je raisonnais en enfant. Une fois devenu homme, je
me suis défait de ce qui est propre à l'enfant.Aujourd'hui, certes, nous ne voyons que d'une
manière indirecte, comme dans un miroir. Alors, nous verrons
directement. Dans le temps présent, je connais d'une manière partielle,
mais alors je connaîtrai comme Dieu me connaît.
En somme, trois choses demeurent : la foi, l'espérance et l'amour, mais la plus grande d'entre elles, c'est l'amour."