Feu

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Il est un feu brûlant qui ne laisse pas de cendres
Quand on le croit éteint, il prépare l’étincelle
Sa flamme se ranime et repart de plus belle
Et, en butte aux obstacles, monte au lieu de descendre
 
Il est un feu brûlant qui vous touche à pierre fendre
Vous laisse atteint au cœur le plus pur de votre âme
Pénètre vos zones d’ombre plus profond qu’une lame
Et sans douleur vous sonde, aussi patient que tendre
 
Il est un  feu aimant  à ne rien y comprendre
Qui vous fond en douceur d’un élan continu
Qui plus il vous laisse nu, vous porte haut dans les nues
Et ne sait que donner, sans rien forcer ni prendre
 
Si son brasier vous touche, nul doute, vous le saurez
Une joie sans raison vous flambera comme une torche
Vous serez l’huile, le feu, la bougie et la mèche
Dedans incandescent, dehors chaud sans brûler

Ce feu a mille visages, dix mille noms, cent mille bras
Que vous soyez flambeau ou que vous le passiez 
Que vous l’ayez perdu ou que vous l’attendiez
Si vous le désirez ardemment, il viendra
 
Car il vise plus juste qu’une parfaite arbalète
Car sa flamme vive en vous démultiplie la vie
Car sa vigueur ouvrant votre chair comme un fruit
Vient se ficher tout droit au noyau de votre être
 
Et irradie en vous des pieds jusqu’à la tête
Ne laissant plus de vous rien qui ne soit à lui. 

Sylvie PTITSA

in "Des nouvelles des éléments",

éditions Seepia, 2018

 


 

La technique et la flamme

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"Je considère qu'une écriture est faite de deux dimensions : la technique et le supplément d'âme. D'aucuns parleront de talent, je préfère en revenir à la flamme. Un style est un mélange de travail et d'empreinte. Et cette empreinte est constitutive de ce que nous sommes, de nos origines, notre éducation, nos parcours personnel et professionnel, notre sensibilité, l'ambiance dans laquelle nous avons grandi, les rencontres que nous avons faites, peut-être même un peu de génétique. (...)

 L'écriture appartient à chaque individu, en cela qu'elle s'inspire de qui il est. Peut-être est ce le petit reliquat de magie qui nous différencie encore de l'intelligence artificielle, capable désormais de produire des écrits de plus en plus proches de ce que peut faire l'humain.

Je suis d'ailleurs très inquiète de l'essor des robots et de ce qu'ils sont capables d'engendrer (...). Le progrès me semble intéressant quand il prend le relais de ce que l'homme ne peut pas ou plus faire (exosquelette pour les personnes handicapées, opérations de microchirurgie, calculs de réglages en radiothérapie, etc), mais dangereux quand il se substitue à ce que l'humain est encore capable de réaliser en y mettant du coeur."

 

Il peut venir !

Rédigé par Sylvie PTITSA Aucun commentaire
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Depuis ma première découverte dans "Felicità", j'ai regardé des dizaines de vidéos de Karolina Protsenko. Qu'elle joue seule ou en duo, "Sarà perché ti amo", "We are the world", "Believer", "Hava nagila" ou même, à 10 ans à peine, "Despacito" ou la lambada, cette jeune Ukrainienne de 16 ans me donne envie de faire la fête à chaque vidéo (manifestement, je ne suis pas la seule : regardez les spectateurs, en particulier les enfants et les bébés !).

Elle a une façon de danser, de virevolter avec son violon, qui la démarque de la posture classique d'autres interprètes... y compris quand elle joue,  justement, du classique !

Même si le violon n'est pas mon instrument préféré (vous le savez déjà : c'est le violoncelle !), son plaisir de jouer, de partager avec ses partenaires et son public, sa joie de rendre la musique vivante et accessible à tous, sont communicatifs : je me retrouve généralement à bouger en rythme, quand je ne chante pas avec elle !

Alors "l'inverno" peut venir, avec ses nuages sombres, ses températures basses, son humidité insistante, ses sorties raréfiées et ses visages maussades... cette année, ça m'est égal : j'ai un volcan dans le coeur et le violon de Karolina pour le traverser !

 



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