Feu
Il est un feu brûlant qui ne laisse pas de cendres Sylvie PTITSA in "Des nouvelles des éléments", éditions Seepia, 2018
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Il est un feu brûlant qui ne laisse pas de cendres Sylvie PTITSA in "Des nouvelles des éléments", éditions Seepia, 2018
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"Je considère qu'une écriture est faite de deux dimensions : la technique et le supplément d'âme. D'aucuns parleront de talent, je préfère en revenir à la flamme. Un style est un mélange de travail et d'empreinte. Et cette empreinte est constitutive de ce que nous sommes, de nos origines, notre éducation, nos parcours personnel et professionnel, notre sensibilité, l'ambiance dans laquelle nous avons grandi, les rencontres que nous avons faites, peut-être même un peu de génétique. (...) L'écriture appartient à chaque individu, en cela qu'elle s'inspire de qui il est. Peut-être est ce le petit reliquat de magie qui nous différencie encore de l'intelligence artificielle, capable désormais de produire des écrits de plus en plus proches de ce que peut faire l'humain. Je suis d'ailleurs très inquiète de l'essor des robots et de ce qu'ils sont capables d'engendrer (...). Le progrès me semble intéressant quand il prend le relais de ce que l'homme ne peut pas ou plus faire (exosquelette pour les personnes handicapées, opérations de microchirurgie, calculs de réglages en radiothérapie, etc), mais dangereux quand il se substitue à ce que l'humain est encore capable de réaliser en y mettant du coeur." |

Depuis ma première découverte dans "Felicità", j'ai regardé des dizaines de vidéos de Karolina Protsenko. Qu'elle joue seule ou en duo, "Sarà perché ti amo", "We are the world", "Believer", "Hava nagila" ou même, à 10 ans à peine, "Despacito" ou la lambada, cette jeune Ukrainienne de 16 ans me donne envie de faire la fête à chaque vidéo (manifestement, je ne suis pas la seule : regardez les spectateurs, en particulier les enfants et les bébés !). Elle a une façon de danser, de virevolter avec son violon, qui la démarque de la posture classique d'autres interprètes... y compris quand elle joue, justement, du classique ! Même si le violon n'est pas mon instrument préféré (vous le savez déjà : c'est le violoncelle !), son plaisir de jouer, de partager avec ses partenaires et son public, sa joie de rendre la musique vivante et accessible à tous, sont communicatifs : je me retrouve généralement à bouger en rythme, quand je ne chante pas avec elle ! Alors "l'inverno" peut venir, avec ses nuages sombres, ses températures basses, son humidité insistante, ses sorties raréfiées et ses visages maussades... cette année, ça m'est égal : j'ai un volcan dans le coeur et le violon de Karolina pour le traverser ! |